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Brexit : Theresa May joue la carte Corbyn

Brexit : Theresa May joue la carte Corbyn
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La Première ministre britannique tend la main à son adversaire Jeremy Corbyn sur le Brexit. Une main que le leader de l'opposition semble vouloir saisir à en croire ses déclarations devant la Chambre des communes mercredi.

Jusqu'à présent, les deux dirigeants ont pourtant affiché des positions diamétralement opposées sur cette question même si Theresa May tente de les relativiser.

"Je pense qu'il y a un certain nombre de points sur lesquels nous sommes d'accord concernant le Brexit. Je pense que nous voulons tous les deux conclure un accord pour quitter l'UE, nous voulons tous les deux protéger les emplois, nous voulons tous les deux mettre fin à la libre circulation. Et je pense que nous reconnaissons tous deux l'importance de l'accord de retrait. Ce que nous voulons maintenant, c'est trouver un moyen d'aller de l'avant pour obtenir l'appui de la Chambre et permettre le Brexit", a déclaré la Première ministre devant les députés.

"Ce que je veux maintenant, c'est que nous trouvions une position qui nous permette de soutenir l'accord de retrait, et un accord qui nous permette de partir le 22 mai et ne pas avoir à organiser les élections européennes. Mais nous n'y parviendrons que si nous trouvons une solution que cette assemblée soit disposée à soutenir", a ajouté Theresa May qui veut à tout prix éviter une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne sans accord le 12 avril prochain.

Jeremy Corbyn, qui contrairement à la Première ministre est favorable à l'union douanière et au maintien du Royaume-Uni dans le marché unique, s'est réjoui de l'offre de dialogue. "J'ai hâte de la rencontrer plus tard dans la journée. J'apprécie sa volonté de parvenir à un compromis pour sortir de l'impasse du Brexit," a souligné le leader de l'opposition travailliste.

May critiquée dans son camp

La cheffe du gouvernement a essuyé les reproches de la part des plus fervents défenseurs du Brexit au sein de sa majorité, qui craignent que cette ouverture n'ouvre la voie à un Brexit plus doux, synonyme de relations économiques étroites avec l'UE.

"La semaine dernière, la Première ministre a affirmé que la plus grande menace pesant sur la place du Royaume-Uni dans le monde, sur notre défense et sur notre économie était le leader de l'opposition", a déclaré le député Lee Rowley. "Qu'est ce qui le qualifie désormais pour s'investir dans le dossier du Brexit ?".

Plus tôt dans la matinée, le secrétaire d'Etat au Pays de Galles, Nigel Adams, avait démissionné, qualifiant de "grave erreur" la démarche de Mme May. "Il est clair maintenant qu'on va finir avec une union douanière. Ce n'est pas le Brexit promis à mes administrés", s'est-il expliqué.

Autre démission ce mercredi : celle d'un secrétaire d'Etat au sein du ministère du Brexit pour cause de désaccord avec la demande par Theresa May d'un nouveau report de la sortie de l'Union européenne, prévue initialement le 29 mars.