Algérie : les manifestations continuent

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Par Euronews
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La démission d'Abdelaziz Bouteflika n'a pas calmé la rue. Une foule immense a de nouveau envahi le centre d'Alger et les principales villes d'Algérie vendredi, le premier depuis le départ du président Abdelaziz Bouteflika.

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La démission d'Abdelaziz Bouteflika n'a pas calmé la rue algérienne. Ce vendredi, ils étaient plusieurs dizaines de milliers à Alger, pour le septième vendredi consécutif de manifestations. Place Maurice Audin, l'épicentre des grands rassemblements hebdomadaires, les manifestants exigent le départ de ce qu'ils appellent les "trois B", néologisme qualifiant le Premier ministre, le président par intérim et le nouveau président du conseil Constitutionnel.

"On est la pour se débarrasser de Bedoui, de Bensalah et de Belaiz. On veut se débarrasser de tout le gang" a affirmé l'un des manifestants. "Ils doivent tous partir, et seront jugés. Nous ne voulons plus d'aucun d'entre eux, nous en avons assez, nous sommes fatigués" a déclaré un autre.

Selon la constitution algérienne, Abelkader Bensalah, le président par intérim doit organiser des élections sous 90 jours. Mais pour les manifestants, les conditions ne seront pas réunies pour un scrutin démocratique tant que ces hommes restent au pouvoir.

"On ne pardonnera pas"

D'imposants cortèges ont également défilé à Oran, Constantine et Annaba, 2e, 3e et 4e villes du pays, selon des journalistes de médias algériens sur place. L'agence de presse officielle APS a recensé des manifestations dans 41 des 48 régions, rendant compte de façon inédite des slogans très hostiles au pouvoir. "On ne pardonnera pas !", ont notamment scandé les manifestants, en référence à la lettre d'adieu mercredi du chef de l'Etat, dans laquelle il a demandé pardon aux Algériens.

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