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Nouveau report du Brexit ? Les 27 hésitent

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Le demande britannique d'un nouveau report du Brexit suscite la perplexité au sein des 27 membres de l'Union européenne.

La requête exposée par Theresa May repousserait du 12 avril au 30 juin le départ du Royaume-Uni.

La Commission européenne rappelle qu'à ce jour rien n'est encore acquis.

Margaritis Schinas, porte-parole de la Commission européenne : "Je dirais que le principe de coopération sincère s'applique, comme le Premier ministre May l'indique clairement dans sa lettre et je répéterais aussi les paroles du Commissaire à l'environnement Karmenu Vella : il s'agit d'une question hypothétique parce que cela suppose ou présuppose une prolongation, qui doit encore être validée par nos dirigeants."

Dans un communiqué, l'Elysée estime qu'accorder un nouveau délai est "prématuré" et explique être dans l'attente d'un "plan crédible" d'ici le sommet du 10 avril.

De son côté le premier ministre néerlandais Mark Rutte regrette que la lettre de Theresa May ne réponde pas aux questions que se pose l'Union européenne alors que Berlin semble tout aussi dubitatif comme l'explique le porte-parole d'Angela Merkel.

Steffen Seibert, porte-parole d'Angela Merkel : "La lettre de la première ministre britannique sera soigneusement examinée à Bruxelles, elle est au cœur des discussion du sommet de mercredi, mais il est important que la première ministre ait conscience qu'une prolongation jusqu'au 30 juin implique que la Grande-Bretagne se prépare à participer aux élections européennes."

Jyrki Katainen est le vice-président de la Commission européenne et il perd peu espoir qu'un accord soir valider par le Parlement britannique.

Jyrki Katainen, vice-président de la Commission européenne : "Nous nous dirigeons vers un Brexit dur. Bien sûr, j'aimerais me tromper parce qu'un Brexit organisé est toujours bien mieux qu'un Brexit dur, mais nous n'avons rien entendu de Londres sur ce qu'ils veulent".

Le premier ministre néerlandais Mark Rutte estime par ailleurs ce vendredi que sur ce dossier du Brexit la balle est aujourd'hui à Londres, "dans le camp des Britanniques", et pas aux Pays-Bas, ni "à Paris, Berlin ou Vienne."