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La difficile alliance populiste

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Par Stefan Grobe
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Heinz-Christian Strache, Marine Le Pen et Matteo Salvini
Heinz-Christian Strache, Marine Le Pen et Matteo Salvini   -   Tous droits réservés  REUTERS/Alessandro Garofalo

Il y a la posture de l'extrême droite et puis il y a la réalité de la politique européenne. Former une alliance pourrait s'avérer beaucoup plus difficile pour les partis populistes. Leurs intérêts peuvent se révéler profondément divergents et les fortes personnalités de leurs dirigeants risquent d'entraver la réalisation de compromis. Si l'immigration semble rapprocher ces formations, de nombreux dossiers les opposent. Sur le budget par exemple "les partis issus des Etats contributeurs nets ont des opinions différentes comparées aux autres sur la taille du budget européen", explique Davide Ferrari, chercheur pour VoteWatch Europe. Il souligne aussi les différences sur les questions commerciales. Certaines formations sont "plus favorables au libre-échange, alors que d'autres formations sont protectionnistes, comme le parti de Marine Le Pen", ajoute Davide Ferrari.

Le Brexit fait lui aussi évoluer le discours et l'analyse politique de l'extrême droite européenne. De nombreux mouvements ont par le passé plaidé pour une sortie de l'UE. Mais les difficultés concernant le retrait du Royaume-Uni font infléchir les programmes populistes. Pour la chercheure du European Council of Foreign Rekations, Susi Dennison, ces partis "sont passés en quelque sorte d'une posture anti-UE à un scepticisme concernant l'adhésion à la zone euro et jusqu'à modérer leur discours". L'influence des populistes dans les institutions dépendra de leur capacité à former un groupe au Parlement européen.

Journaliste • Grégoire Lory