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Nouvelle élection à Istanbul : "c'est une trahison !"

Nouvelle élection à Istanbul : "c'est une trahison !"
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REUTERS/Murad Sezer
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Pour le nouveau maire élu d'Istanbul, "c'est une trahison". Les autorités électorales turques ont décidé d'annuler son élection après les recours déposés par l'AKP, le parti du président Recep Tayyip Erdogan.

Ekrem Imamoglu, du principal parti d'opposition social démocrate CHP, avait remporté le scrutin le 31 mars par moins de 13 000 voix d'avance sur son adversaire, l'ex-Premier ministre Binali Yildirim. Mais l'AKP avait crié aux fraudes massives après 25 ans de contrôle de la mégalopole.

Imamoglu ne veut pas abandonner : "ils essaient de faire main basse sur cette élection que nous avons gagnée ! (...) Gardez espoir !". C'est le message qu'il a voulu faire passer à ses électeurs.

Le parti justice et développement d'Erdogan avait déposé plusieurs recours et dénoncé des "irrégularités massives". Credo encore repris bien sûr par l'adversaire d'Imamoglu, Binali Yildirim, qui justifie ainsi le scrutin à venir :

"Pourquoi avons-nous fait appel à la commission électorale ? A cause des irrégularités, des fautes, des tricheries que nous avons constatées pendant ce scrutin."

Les nouvelles élections municipales auront lieu le 23 juin à Istanbul. Lundi soir, des milliers de partisans du CHP ont manifesté criant "Tayyip, dictateur !", "mauvais perdant", dans un district de la ville. Le CHP les a appelés au calme.

Ces derniers jours, l'AKP et Erdogan avaient accru la pression sur l'autorité électorale. Le président turc avait notamment appelé à annuler le scrutin pour "soulager les consciences de nos concitoyens".

Perte d'Istanbul et d'Ankara pour Erdogan

La perte d'Istanbul, capitale économique de la Turquie où vit 20 % de la population du pays, était un revers électoral inédit pour Erdogan, qui y a été maire de 1994 à 1998. Un mandat qui lui a servi de tremplin pour ensuite briguer les plus hautes fonctions.

Le 31 mars, l'AKP a également perdu la capitale Ankara, un camouflet qui s'explique notamment par la tempête économique qui secoue le pays, avec la première récession en 10 ans, une inflation à 20 % et une monnaie qui s'érode.

Malgré ses défaites spectaculaires à Istanbul et Ankara, la coalition formée par l'AKP et les ultranationalistes du MHP est arrivée en tête à l'échelle nationale lors des municipales avec environ 52 % des voix.