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Venezuela : les mineurs du Guaire

Venezuela : les mineurs du Guaire
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Dans les eaux troubles de la rivière Guaire, au Venezuela, les déchets se mêlent aux eaux usées de la ville de Caracas.

José et ses amis viennent y travailler régulièrement. Chaque jour, ces jeunes risquent leur santé en plongeant dans les eaux sales du fleuve. Ils tentent de trouver des restes de métaux précieux, pour les échanger contre de l'argent qui fera vivre leurs familles.

Rien ne les arrête, même pas la puanteur insupportable de l'endroit.

"Non, ça ne me donne pas la nausée explique Angel, un mineur du fleuve. C'est pour aider mon enfant. Je le fais pour mon petit, pas pour moi. Pour apporter de la nourriture chez moi. Mon kilogramme de riz. Un petit pain, ce genre de chose."

Chaque ordure est minutieusement inspectée, pour ne laisser passer aucun morceau de bijoux, d'or ou d'argent.

Les mineurs du Guaire se sont multipliés au cours de ces cinq dernières années de récession économique. Ils sont des centaines aujourd'hui à tenter de survivre grâce à ces revenus.

Tous affirment qu'ils gagnent plus que le salaire minimum mensuel, soit 4 dollars par jours, chaque fois qu'ils travaillent dans la rivière. Plonger dans ces eaux puantes rapporte donc plus qu'un travail bien établi.

"Vous ne pouvez pas vraiment vivre avec un salaire minimum maintenant. Vous ne pouvez pas manger."

C'est la conséquence, d'un pays ravagé par l'hyperinflation. Les ravages de la crise économique ont poussé ces jeunes à venir ici au Guaire pour chercher des métaux précieux. Mais beaucoup d'autres ont quitté le pays. Plus de 3 millions de Vénézuéliens ont du quitter leur famille.