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Hubert Dupont raconte son amour du Giro

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Douzième Giro et vingt-troisième grand tour, record français de Sylvain Chavanel égalé: Hubert Dupont sort de sa discrétion coutumière pour raconter son amour du Tour d’Italie.

Dans le peloton du 102e Giro, le coureur d’AG2R La Mondiale est celui qui a le plus souvent terminé la course (aucun abandon). Son ancien coéquipier Domenico Pozzovivo, 13 participations, a dû renoncer quatre fois en cours de route. C’est dire l’expérience accumulée par le Français qui n’en finit pas d’apprécier les charmes de la course italienne, son ambiance qui permet de surmonter sa dureté et ses aléas.

“C’est festif”. Au moment d’expliquer sa prédilection pour le Giro, Dupont choisit avec soin ses mots. “Pas au sens de spectacle mais de sport. Dans les étapes de montagne, les gens sont des amoureux du vélo qui connaissent les coureurs. Ils prennent un jour de repos pour venir nous voir. Ils montent à vélo, restent dans le froid pendant des heures, ce sont vraiment des fans”.

“Ils ne viennent pas pour voir la caravane”, sourit-il dans une allusion au Tour de France qui, l‘été venu, draine un public plus large de vacanciers. “Je suis surpris parfois d‘être encouragé par mon nom”.

- En bateau privé –

De sa valise à souvenirs, il retient les transferts improbables. Des galères, parfois, comme le retour de Sicile l’année passée, avec arrivée à l’hôtel à 23 heures. Des moments de jouissance aussi. “Au départ de Naples, on avait le chrono par équipes sur une île (Ischia). Le matin, on avait pris le ferry et le soir, tous les coureurs ont pris place sur un bateau privé. On avait rejoint Sorrente en passant par la baie de Capri. Même dans ces conditions-là, on en profite quand même !”

Habitué à se classer en bon rang (deux fois 11e), Dupont, coureur endurant, goûte les parcours ardus du Giro, la répétition des étapes de montagne qui use les organismes, la différence avec le Tour de France qui s’avère plus stressant, nerveusement épuisant.

L‘édition 2019 respecte cette identité: “Dans la première semaine, la plupart des étapes dépassent les 200 kilomètres. A partir de Pinerolo (13e étape), il n’y a plus qu’une étape propice aux sprinteurs où l’on se dit on reste tranquille, on va faire du jus.”

Le Français, qui court souvent le Tour du Trentin (aujourd’hui le Tour des Alpes), privilégie le nord de l’Italie, “où c’est assez carré”. “J’aime bien la Sardaigne aussi, j’y suis allé deux années de suite en vacances, c’est une île calme, très propre, qui me correspond plutôt”.

A 38 ans, il espère continuer encore à transmettre son expérience: “Quand je vois des coureurs qui font des erreurs, j’aime bien leur dire, je ne me dis pas il va me piquer ma place dans deux ans. C’est dans l’esprit de faire avancer le groupe, ma manière d’apporter ma pierre à la construction.”

Jusqu‘à quand ? “J’aimerais que ce ne soit pas mon dernier Giro”, répond ce fidèle de l‘équipe de Vincent Lavenu (depuis 2006). “J’ai fait part de mon souhait de le refaire l’année prochaine. Si ça peut se faire, je pense que ce sera alors le dernier”.

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