Euronews n'est plus accessible sur Internet Explorer. Ce navigateur n'est plus supporté par son éditeur, Microsoft, et les dernières fonctionnalités techniques de notre site ne peuvent plus fonctionner correctement. Nous vous encourageons à utiliser un autre navigateur, tels que Edge, Google Chrome ou Mozilla Firefox.
DERNIERE MINUTE

The Brief from Brussels : fin annoncée des conservateurs européens

The Brief from Brussels : fin annoncée des conservateurs européens
Tous droits réservés
© European Union 2019 - Source : EP - Mathieu CUGNOT
Euronews logo
Taille du texte Aa Aa

Jan Zahradil est la tête de liste d'un parti qui n'existera plus après les élections européennes. Le groupe des Conservateurs et réformistes européens (ECR en anglais) est actuellement la troisième force politique du Parlement. Mais la formation pourrait perdre la moitié de ses sièges. Ses différents courants n'ont qu'un seul véritable point commun : le scepticisme européen. "L'Union européenne n'est pas un Etat, la Commission européenne n'est pas un gouvernement", souligne le Tchèque de 56 ans. Toutefois les élections européennes pourraient sonner le glas de l’ECR.

Le choix de David Cameron

Le groupe des Conservateurs et réformistes européens s’appuie sur deux délégations principales. Le Royaume-Uni et la Pologne dénombrent chacun 19 sièges. Comment expliquer cette surreprésentation ? Les eurosceptiques de l'ECR se sont rassemblés en 2009 sous l'impulsion du Premier ministre britannique de l’époque, le conservateur David Cameron. Le dirigeant et son parti ne souhaitaient plus siéger aux côtés des chrétiens-démocrates pro-européens. En isolant ainsi la formation des partis traditionnels du centre-droit européen, les Conservateurs s'assuraient alors, délibérément ou non, de ne plus jouer un rôle majeur dans les affaires européennes. Désormais le parti britannique se démène en faveur du Brexit et ignore le scrutin du 26 mai. Il ne souhaite pas se lancer dans cette campagne. En conséquence les candidats ne sont pas sur le terrain et aucun programme ou débat n'est prévu.

Une ligne nationaliste

Aux côtés des parlementaires britanniques, les ultraconservateurs polonais du parti Droit et justice forment le 2e pilier de la formation. Dirigé par Jaroslaw Kaczynski, la formation s'oppose à toute relocalisation des migrants en Pologne faisant valoir que les réfugiés représentent une menace pour la santé publique. La formation s'oppose aux droits des homosexuels ainsi qu'à l'avortement et défend les racines chrétiennes de l'Europe. Lors de la campagne le parti polonais et les autres membres du mouvement vont aussi chercher à étendre leurs liens avec d'autres partis nationalistes en Europe afin de former un nouveau groupe après les élections. Il n'est pas certain que l'ECR survive à la déroute annoncée des conservateurs britanniques et au départ des élus polonais. Si le parti risque de disparaitre, sa ligne eurosceptique devrait toutefois se maintenir au Parlement.

Brèves :

  • La France officiellement en campagne

La campagne officielle pour les élections européenne s'est ouverte ce lundi en France. A deux semaines du scrutin les partis peuvent désormais diffuser des spots audiovisuels, poser des affiches. Des débats télévisés vont aussi rythmer la vie politique. La République en Marche, du président Emmanuel Macron, et le Rassemblement national, de Marine Le Pen, sont en tête dans les sondages à bonne distance devant les Républicains.

  • Inquiétante progression populiste

Près de la moitié des Européens juge inquiétante la progression des populistes lors des élections européennes. Ils estiment que cette tendance risque de menacer le fonctionnement des institutions. Selon l'enquête de l'Alliance des journaux européens la même proportion d'électeurs pense que le scrutin du 23 au 26 mai est crucial pour l'Union. 61% des personnes interrogées jugent positive l'adhésion de leur pays au projet européen.

  • Facebook sévit en Italie

Facebook affirme avoir fermé plusieurs comptes sur sa plateforme en Italie. Le réseau social assure avoir bloqué 23 pages qui véhiculaient de fausses informations ou des discours de haine. Cette annonce intervient à moins de 15 jours des élections européennes. Ces comptes dénombraient plus de 2,5 millions d'abonnés. L'Union européenne avait lancé une mise en garde contre le risque d'ingérence dans la perspective du scrutin.