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Huawei : Pékin fustige Washington

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Reuters
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Pékin accuse Washington de recourir au "prétexte de la sécurité nationale" pour empêcher les entreprises chinoises à prendre des parts de marché aux États-Unis.

Le géant des télécoms Huawei est le premier visé par les restrictions annoncées ce mercredi et il a été le premier à réagir.

Selon Huawei, l'interdit ne rendra pas les États-Unis plus fort alors que de son côté, le porte-parole du ministère chinois du Commerce dénonce un protectionnisme déguisé.

Gao Feng, porte-parole du ministère chinois du Commerce : "La Chine a souligné à maintes reprises qu'il ne faut pas abuser du concept de sécurité nationale et qu'il ne faut pas l'utiliser comme un outil de protectionnisme commercial. La Chine espère que le pays concerné respecte les règles du marché et crée un environnement commercial équitable, transparent et prévisible."

Donald Trump a décidé d'interdire au réseau américain de télécoms de s'équiper auprès de sociétés étrangères jugées à risques.

L'interdit cible tout particulièrement le géant chinois Huawei que les États-Unis soupçonnent d'espionnage pour le compte de Pékin.

Washington tente de convaincre ses partenaires européens de suivre son exemple et d'exclure Huawei du déploiement de la technologie 5G sur le Vieux continent.

Les questions de sécurité liées à la cinquième génération des réseaux mobiles étaient au coeur d'un sommet européen à Prague.

Le représentant de Huawei a tenté de rassurer les Européens.

Jeremy Thompson, vice-président de Huawei UK : "Si ça peut aider, nous signerons un accord de non-espionnage avec le gouvernement britannique. Il y a des mécanismes déjà en place au Royaume-Uni et selon le Centre pour la sécurité cybernétique (NCSC), ce qui se fait avec Huawei est l'activité la plus rigoureuse au monde. À certains égards, les États-Unis sous-investissent dans la 5G alors que le Royaume-Uni a placé la 5G au cœur de sa stratégie industrielle."

Sur le dossier de Huawei et du déploiement de la 5G, les Européens avancent en ordre dispersé.

Le président français rappelle sa volonté de préserver la "sécurité nationale", le Portugal et la Pologne" accueillent Huawei sans difficulté alors que la République Tchèque est plus réticente.