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Tour d'Italie: Ewan, une fusée sur l'Adriatique

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Au tour de Caleb Ewan: la fusée de poche australienne (“the Pocket Rocket”) a enlevé le sprint qui a conclu samedi la 8e étape du Giro à la veille du contre-la-montre de Saint-Marin que l’Italien Valerio Conti abordera en rose.

Opposé sur le littoral de l’Adriatique au champion d’Allemagne, Pascal Ackermann, et au champion d’Italie, Elia Viviani, Ewan, au petit gabarit explosif (1,65 m) s’est imposé nettement à l’arrivée de la plus longue étape de l‘épreuve, 239 kilomètres entre Tortoreto Lido et Pesaro.

L’Australien, dont les grands-parents maternels ont migré de Corée vers l‘île-continent à la fin des années 1970, a signé son quatrième succès de l’année, tous au niveau WorldTour. Il a justifié ainsi la confiance de l‘équipe belge Lotto qui l’a recruté à l’intersaison pour assurer la succession de l’Allemand André Greipel.

“Lors des discussions que j’ai pu avoir avec Caleb, j’ai été surpris par son amabilité et par son intelligence. il sait parfaitement ce qu’il veut”, disait en début de saison le manager de l‘équipe belge, Marc Sergeant. “Malgré son jeune âge (24 ans), il a déjà montré qu’il était capable de remporter des étapes dans les grands tours, avec son style si singulier”.

Vainqueur d’une étape de la Vuelta dès ses débuts à l‘âge de 21 ans, le tonique Australien incarne la nouvelle génération du sprint. Avec Ackermann (25 ans), qui s‘était montré par deux fois le plus rapide depuis le début du Giro.

- Roglic favori du chrono –

A Pesaro, Ewan a pris le sillage de l’Allemand qui a été contraint de lancer le sprint de loin, faute d’un dernier relais assez long de son lanceur. Il l’a remonté sans coup férir pour devancer nettement Viviani (2e), une nouvelle fois battu tout comme le Français Arnaud Démare (6e).

“Nous essayons depuis sept jours d’obtenir cette victoire”, s’est félicité le vainqueur du jour. “Il valait mieux que je sois dans la roue d’Ackermann. Je savais qu’après j’avais un bon kick (démarrage) pour passer”.

Les sprinteurs ont provoqué l‘échec des attaquants dans cette longue étape, qui a affronté de nouveau la pluie par intermittence. De l’Italien Marco Frapporti, qui compte désormais plus de 600 kilomètres en échappée après une semaine de course, et surtout du trio parti à l’avant (Bidard, Ciccone, Vervaeke) dans le final.

Sur les routes glissantes menant à Pesaro, les favoris du Giro ont surtout cherché à éviter la chute et les cassures. A l’exemple du Slovène Primoz Roglic qui a effectué la dernière descente dans les premiers rangs du peloton.

Conti abordera en rose le “chrono” individuel entre Riccione et Saint-Marin. La route grimpe légèrement sur les 22 premiers kilomètres avant que la pente s’accentue sur la partie finale (6,5 %) pour arriver dans la plus ancienne république d’Europe.

“Je pense que je garderai le maillot rose”, a annoncé Conti. Si le Romain n’est pas un spécialiste du contre-la-montre, ses suivants au classement n’ont pas davantage de références.

Net vainqueur du premier contre-la-montre à Bologne, Roglic part grand favori de l’exercice après l’abandon du Néerlandais Tom Dumoulin. Pour le Slovène, médaillé d’argent du championnat du monde du contre-la-montre en 2017, l’objectif est de s’assurer le maximum d’avance sur ses rivaux en vue de la montagne.

A Bologne, Roglic avait pris 18 secondes sur les 6 kilomètres de plat à Simon Yates, l’un de ses grands rivaux. Mais le Britannique, qui estime avoir progressé dans le contre-la-montre (vainqueur du chrono de Paris-Nice en mars), avait affronté des conditions moins favorables que Roglic.

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