Euronews n'est plus accessible sur Internet Explorer. Ce navigateur n'est plus supporté par son éditeur, Microsoft, et les dernières fonctionnalités techniques de notre site ne peuvent plus fonctionner correctement. Nous vous encourageons à utiliser un autre navigateur, tels que Edge, Google Chrome ou Mozilla Firefox.

DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

La polémique Steve Bannon à Paris

Décembre 2018 à Bruxelles
Décembre 2018 à Bruxelles -
Tous droits réservés
REUTERS/Eric Vidal
Taille du texte Aa Aa

"Marine Le Pen n'a pas besoin de mon aide pour gagner", "elle gagnera cette élection elle-même et ce sera l'un des plus grands retours de l'histoire". C'est ce qu'affirme Steve Bannon, venu à Paris dit-il en tant qu'observateur des élections européennes. La venue de l'ex-stratège de Donald Trump dans la capitale française a suscité la colère de la majorité au pouvoir et notamment de la tête de liste Renaissance aux Européennes Nathalie Loiseau :

"Steve Bannon a expliqué que la victoire de Donald Trump était largement due au Brexit et que la réélection de Donald Trump se ferait si les populistes gagnaient en Europe. Donc il ne se cache absolument pas de son envie de s'ingérer dans notre scrutin."

Le Rassemblement national ne s'est pas caché une seule minute de sa proximité avec Steve Bannon, d'avoir formé ses cadres à la méthode Bannon, c'est-à-dire la désinformation, le mensonge, asséné jusqu'à ce que ça passe.

"Et je peux vous dire que pour avoir dialogué, débattu avec Jordan Bardella, j'ai bien vu la marque Bannon, cette marque de Fake news, dont nous avons ni besoin, ni envie en Europe."

Si la majorité La République en marche accuse Steve Bannon d'être le "cheval de Troie" des plans de Trump et Poutine pour affaiblir l'Europe, Marine le Pen récuse toute ingérence de Bannon dans la campagne des européennes et affirme qu'il est à Paris surtout pour affaire.

Bannon avait lancé en 2017 à Bruxelles une fondation nommée The Movement qui avait pour projet d'organiser les partis populistes en vue des élections européennes. Mais il s'est heurté à des formations disparates peu enclines à recevoir des conseils d'Outre-atlantique. L'ancien conseiller de Trump n'était d'ailleurs pas présent à Milan samedi pour la réunion de 12 partis nationalistes autour du chef de la Ligue italienne Matteo Salvini.