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Brexit et Européennes : Theresa May sous pression, les Britanniques aux urnes

Brexit et Européennes : Theresa May sous pression, les Britanniques aux urnes
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REUTERS/Toby Melville
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En ce jour de vote des européennes au pays du Brexit, Theresa May ne doit plus savoir à quel saint se vouer. Son plan de la dernière chance pour le Brexit a été rejeté par les députés et lui a valu une nouvelle démission. Andrea Leadsom quitte le navire et ce départ n'aide en rien le processus de Brexit. Dans sa lettre de démission, l'ex-ministre en charge des relations avec le parlement dit ne plus croire que l'approche du gouvernement aboutira :

"Je soutiens totalement le Brexit depuis trois ans et je ne pouvais pas, en tant que leader de la Chambre des communes responsable des lois, prendre la parole demain et dénoncer un projet de loi qui, à mon avis, contient des éléments que je ne peux soutenir et qui ne correspondent pas au Brexit."

Cette démission a été difficile à accepter pour la première ministre qui a déjà vu partir au fil des mois une trentaine de membres de son gouvernement.... Et qui avait déjà eu une journée très dure à la chambre des communes : hier, Theresa may a eu droit à de vives réactions, que ce soit de la part de ses adversaires habituels, comme Jeremy Corbyn :

"Ce gouvernement est trop faible, trop divisé pour sortir ce pays du pétrin qu'il a créé. Je suis sûr que personne ici ne se laissera berner par les propositions de la première ministre."

... ou de la part de députés de son propre parti conservateur qui mettent en doutes l'efficacité de ses décisions, comme John Redwood :

"Que dit la Première ministre aux nombreux citoyens qui pensent que le gouvernement aurait dû tenir sa promesse de nous faire sortir le 29 mars, avec ou sans projet de sortie ?"

Mais Theresa May reste ferme, contre vents et marées :

"Je n'ai pas changé d'avis quant à la question d'un deuxième référendum. Je crois que nous devrions mettre en place ce pourquoi la population a voté lors du premier référendum qui a eu lieu sur cette question."

Le Royaume-Uni fait partie de l'aventure européenne depuis 1973. Et si Theresa May doit partir prochainement, on ne sait toujours pas quand et comment aura lieu ce Brexit...

Ce jeudi, en votant pour les élections européennes, les Britanniques risquent bien de faire payer au Parti conservateur ses divisions et son incapacité à mettre en oeuvre la sortie de l'UE...

L'accord négocié par la Première ministre avec Bruxelles a été rejeté à trois reprises par les députés, ce qui a contraint l'exécutif à repousser au 31 octobre au plus tard le Brexit, et à organiser le scrutin européen en catastrophe.