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500 miles d'Indianapolis: le rêve américain de Simon Pagenaud

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Peu connu du grand public en France, Simon Pagenaud a concrétisé le rêve américain qu’il vit depuis 2006 en inscrivant dimanche son nom au palmarès des 500 miles d’Indianapolis, une des courses mythiques du sport automobile.

Unique Français sacré champion d’IndyCar en 2016 et premier vainqueur Tricolore à “Indy” depuis un siècle, le quatrième seulement en 103 éditions, le pilote âgé de 35 ans est très populaire de l’autre côté de l’Atlantique.

“Je veux remercier l’Amérique de m’avoir si bien accueilli et de me faire sentir comme à la maison”, glissait d’ailleurs dimanche face à la presse le successeur des icônes nationales Mario Andretti, A.J. Foyt ou encore Rick Mears.

Pourtant à l‘époque où, enfant, il fait ses débuts en karting près de Poitiers, Pagenaud, né le 18 mai 1984, rêve plutôt de Formule 1, comme tant d’autres jeunes Européens, pour imiter son idole Ayrton Senna.

Accession à la monoplace en 2001 grâce à sa victoire dans le “volant Elf” (incontournable concours de détection pour aspirants pilotes), Formule Campus, Formule Renault, World Series by Renault: son parcours est d’abord classique.

Mais ses résultats décevants en 2005 et ses difficultés à financer ses saisons le poussent à s’exiler aux Etats-Unis l’année suivante, à 22 ans, pour espérer faire carrière au volant sans passer par la case F1, contrairement à Sébastien Bourdais, l’autre Français de l’IndyCar.

- “Pas le choix” /p>

“Arriver au plus haut niveau a été dur”, se remémore-t-il. “Surtout quand vous ne venez pas d’une famille de passionnés de course automobile. Je n’avais personne dans le milieu. J’ai dû apprendre seul. Mais je pense que ça a été un avantage car je n’avais pas le choix, il fallait bosser ou c‘était terminé.”

Amusante coïncidence, son exil coïncide avec la sortie du film humoristique “Ricky Bobby: Roi du circuit” dont l’un des personnages principaux, le pilote français Jean Girard, venu de la F1, lui ressemble furieusement, ce que n’ont pas manqué de remarquer les fans américains !

Champion dès sa première année en Formule Atlantic, Pagenaud fait progressivement son trou au pays de l’Oncle Sam en passant par le ChampCar (depuis absorbé par l’IndyCar) puis l’endurance, avec le soutien de son mentor Gil de Ferran, ex-pilote brésilo-français devenu patron d‘écurie.

En 2012, le natif de Montmorillon, dans la Vienne, obtient un baquet à temps plein en IndyCar, le plus prestigieux championnat américain de monoplaces, et les résultats tombent immédiatement.

Pour sa première saison, il est cinquième et meilleur “rookie”. Il s’offre le premier de ses désormais treize succès l’année suivante, ainsi que la troisième place au classement des pilotes et de nouveau la cinquième en 2014.

Le Mans et le Monte-Carlo, “un jour” –

Ses rêves de titre et de victoire aux 500 Miles, course aussi prestigieuse que les 24 Heures du Mans ou le Grand Prix de F1 de Monaco, prennent corps quand il intègre en 2015 l‘écurie Penske. Une institution, “l‘équivalent de Ferrari en Formule 1”, explique-t-il.

Sacré champion en 2016, il a livré dimanche sur le mythique ovale d’“Indy” une course chevaleresque et maîtrisée de bout en bout, qui a enthousiasmé le public. “C’est un autre rêve qui se réalise, le plus grand rêve de ma vie”, confie-t-il.

La suite est et reste pour l’heure américaine. “Je veux encore plusieurs Indy500 et plusieurs titres. C’est l’objectif”, annonce Pagenaud. “Je mène déjà le championnat cette année (avec un point d’avance sur son équipier américain Josef Newgarden, NDLR) donc c’est fantastique.”

Pour retrouver son nouveau héros, la France devra attendre: “un jour, je veux retourner au Mans et gagner (associé à Bourdais, il a terminé deuxième en 2011, au volant d’une Peugeot 908, NDLR) mais je ne suis pas pressé.”

“Un autre de mes rêves est de gagner le rallye Monte-Carlo mais ça n’est pas pour tout de suite. Probablement quand j’aurai 45-48 ans”, poursuit le Poitevin. Rendez-vous donc à partir de 2029 !

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