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Après l'empereur, la reine: Trump goûte aux fastes de la monarchie 

Après l'empereur, la reine: Trump goûte aux fastes de la monarchie 
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A peine rentré de son voyage au Japon, où il a rencontré le nouvel empereur Naruhito, Donald Trump s’envole dimanche pour le Royaume-Uni où il sera reçu par la reine Elizabeth II pour une visite qui s’annonce mouvementée.

Le président américain, qui n’a jamais caché son goût prononcé pour les honneurs et les tapis rouges, arrive dans un climat politique difficile, au moment où le pays cherche un successeur à la Première ministre Theresa May et s’interroge, dans la douleur, sur la façon de mettre en oeuvre le Brexit.

Son précédent voyage au Royaume-Uni, qui avait fait descendre des dizaines de milliers de personnes dans la rue, avait été particulièrement chaotique, ponctué d’un surprenant entretien au tabloïd The Sun très critique envers la cheffe du gouvernement qui avait suscité stupeur et effarement.

Pour cette visite de trois jours, qui débutera lundi par une cérémonie à Buckingham Palace suivie d’un déjeuner avec la reine puis, dans la soirée, d’un banquet officiel (auquel ont eu droit avant lui George W. Bush et Barack Obama), quel ton adoptera le milliardaire républicain ?

Jusqu’où s’immiscera-t-il dans le débat sur le nom du prochain occupant du 10 Downing Street ? Donnera-t-il aux Britanniques des “conseils” sur la meilleure façon de gérer la sortie de l’Union européenne ?

Comme tous ses prédécesseurs, il devrait insister sur la “relation spéciale” anglo-américaine. Le reste est, comme toujours avec le 45e président des Etats-Unis, imprévisible.

“A mon avis, ce que le président attend avec le plus d’impatience, ce sont ses interactions avec la famille royale”, estime Heather Conley, du Center for Strategic and International Studies.

A l‘été 2018, Donald Trump avait pris le thé avec la monarque britannique dans le château de Windsor, mais n’avait pas eu droit à tout le faste d’une visite d’Etat.

Avant même son arrivée sur le sol britannique, des appels à manifester ont été lancés, et la polémique a débuté.

Le chef de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn a décliné l’invitation au dîner d’Etat, jugeant inopportun de dérouler le tapis rouge pour honorer un président “qui déchire des traités internationaux vitaux, soutient le déni du changement climatique et use d’une rhétorique raciste et misogyne”.

- Boris Johnson serait “excellent” –

Mardi, la visite prendra une tournure plus politique avec un tête-à-tête avec Theresa May, à quelques jours de sa démission effective, prévue le 7 juin.

Si elle fut la première dirigeante étrangère accueillie à la Maison Blanche après la victoire-surprise du magnat de l’immobilier en novembre 2016, leur relation a été marquée par une série de pics de tensions. Et les sujets de dissension entre les deux pays sont réels.

“Quand vous vous penchez sur la relation Washington-Londres, elle est truffée de désaccords”, souligne Heather Conley, citant en premier lieu l’Iran et la volonté affichée du Royaume-Uni de défendre l’accord nucléaire remis en cause par Trump.

L’accord de Paris sur le climat, dont Donald Trump a retiré les Etats-Unis avec fracas, est aussi sur la liste. La rencontre entre le locataire de la Maison Blanche et le prince Charles, très impliqué dans la défense de l’environnement, sera, à cet égard, scrutée avec attention.

La Chine, avec en particulier l‘épineux dossier du géant chinois télécoms Huawei, devrait également figurer en bonne place au menu des discussions, ainsi que le projet d’accord commercial bilatéral Washington-Londres sur lequel aucune avancée concrète n’est cependant attendue à ce stade.

Avant de traverser l’Atlantique, Donald Trump a une nouvelle fois revendiqué sa proximité avec Boris Johnson, farouche partisan du Brexit et favori dans la course à la succession de Theresa May, mais aussi avec Nigel Farage, infatigable europhobe.

“Je les aime bien, ce sont des amis (…) Ce sont deux types très bien”, a-t-il lancé. “Peut-être que ce n’est pas mon rôle de soutenir tel ou tel. Mais j’ai beaucoup de respect pour ces deux hommes”.

“Boris ferait du très bon travail. Je pense qu’il serait excellent”, a-t-il ajouté dans un entretien à The Sun.

Si aucune rencontre avec l’un ou l’autre n’a été annoncée par la Maison Blanche, rien n’est exclu.

La fin de la visite présidentielle sera centrée sur le 75e anniversaire du Débarquement, avec une cérémonie à Portsmouth (sud) en présence de la reine.

Donald et Melania Trump feront ensuite un bref passage en Irlande avant de se rendre, le 6 juin, en Normandie pour les commémorations organisées par la France.

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