DERNIERE MINUTE

France : un orage de grêle cause d'importants dégâts

France : un orage de grêle cause d'importants dégâts
Euronews logo
Taille du texte Aa Aa

Quelques jours après les violentes intempéries qui ont frappé la région Auvergne Rhône-Alpes, l'heure est au bilan dans les exploitations agricoles.

Des récoltes ravagées par la grêle

Si le soleil brille à nouveau sur les vergers, la réalité reste sombre pour les producteurs.

Bruno Darnaud est arboriculteur à La Roche-de-Gun : "Aujourd'hui, il ne me reste plus rien en fruits. Je n'ai aucun fruit à récolter. On n'a plus qu'à les mettre par terre, pour moi c'est une première. Maintenant, on va essayer de récupérer les arbres parce que le végétal a vraiment souffert."

Si certains exploitants sont passés entre les gouttes, ils ne sont pas sereins pour autant. La météo des prochains jours sera décisive.

Thierry Perrot-Minot est producteur de fraises des bois à Romans-sur-Isère : "Je ne peux pas me plaindre par rapport aux producteurs d'abricots. Des fruits on en perd un peu, il y a des traces, certains sont abîmés, on va devoir trier, mais ils ne sont pas perdus. Ce qui m'inquiète le plus dans les jours à venir, c'est le temps, parce que le plastique est très très fragilisé par les impacts de grêle et donc au premier coup de vent, il risque de s'envoler, d'arracher éventuellement les serres, donc on n'aura plus de plastique sur les tunnels, et là les plants seront perdus".

Raphaële Tavernier, euronews : "Si les exploitations ont été terriblement impactées par les violentes intempéries, les villages avoisinants portent eux aussi les stigmates d'un épisode de grêle sans précédent. Nous nous sommes rendus à Châtillon-Saint-Jean, une petite commune très sévèrement touchée."

Des habitants "impuissants" face aux dégâts

A Châtillon-Saint-Jean,les pompiers sont toujours à pied d’œuvre. En une seule journée, ils ont mené plus d'une soixantaine d'interventions. Ils viennent en aide à des habitants désemparés face à l'ampleur des dégâts, mais qui essaient de relativiser : "Il n’y a pas de mort, c'est du matériel, mais on n'arrive pas à quantifier l'ampleur des dégâts. On est impuissant, ça remet en cause beaucoup de choses", dit une habitante.

A Châtillon-Saint-Jean, 90% des toitures des maisons du village ont été endommagées. Le plafond de l’école s’est littéralement effondré. L’établissement est fermé jusqu’à nouvel ordre.

Euronews n'est plus accessible sur Internet Explorer. Ce navigateur n'est plus supporté par son éditeur, Microsoft, et les dernières fonctionnalités techniques de notre site ne peuvent plus fonctionner correctement. Nous vous encourageons à utiliser un autre navigateur, tels que Edge, Google Chrome ou Mozilla Firefox.