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Hausse de tension entre l'opposition géorgienne et la Russie

Hausse de tension entre l'opposition géorgienne et la Russie
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Par Olivier Schneid avec AFP, Reuters
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Alors que les manifestations se poursuivent à Tbilissi (Géorgie) pour réclamer le départ du gouvernement et de la Russie des territoires qu'elle occupe depuis 2008, le Kremlin a dénoncé une provocation russophobe.

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Les manifestants contre le pouvoir en place en Géorgie ne désarment pas. Ils étaient de nouveau des milliers, vendredi 21 juin 2019, devant le Parlement, à Tbilissi, à exiger la démission du ministre de l'Intérieur et des élections législatives anticipées. La veille, des affrontements avec les forces de l'ordre avaient fait 240 blessés - aux deux-tiers, du côté des opposants - et conduit à 305 arrestations.

"On peut voir avec un seul œil ce que le gouvernement nous a fait, explique une jeune femme qui porte un bandeau marqué du chiffre 20. Le bandeau, pour illustrer les blessures occasionnées par les tirs de policiers ; le chiffre vingt, comme les 20% du territoire de la Géorgie désormais occupé par la Russie, poursuit-elle. Cette manifestation demande le départ de la Russie de notre sol."

A l'origine de ces rassemblements, la présence, jeudi, d'un député russe, Sergueï Gavrilov, dans une rencontre au Parlement entre représentants de l'église orthodoxe des deux pays. Une provocation, selon l'opposition, qui cible en particulier l'oligarque Bidzina Ivanichvili. L'homme fort du parti au pouvoir, le Rêve géorgien. Celui qui, dit-on, tire les ficelles.

Il s'agit d'une provocation russophobe, a répliqué le Kremlin. Et le président Vladimir Poutine, après avoir conseillé aux touristes russes d'être prudents en Géorgie, a interdit aux compagnies aériennes nationales les vols vers ce pays à partir du 8 juillet.

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