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La fouille de la Visitation, une mine de trésors antiques à Lyon

La fouille de la Visitation, une mine de trésors antiques à Lyon
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C'est au sommet de la colline de Fourvière, derrière un hôtel luxueux, au sein du jardin de la Visitation, que se cachent les dernières fouilles archéologiques menées à Lyon. Un chantier-école exceptionnel de 650 m2 qui a permis de découvrir un quartier de la ville romaine de Lugdunum, où s'est déroulé une bataille, en 197 après Jésus-Christ, entre les légions romaines de l'empereur Septime Sévère et Clodius Albinus...

Benjamin clément, archéologue co-responsable de la fouille de la Visitation :

"On fouille, en fait, un champ de bataille en milieu urbain, d'escarmouche urbaine, avec tous les vestiges de ces combats : des pointes de flèches, des lances, des équipements militaires tombés au moment des combats."

"On retrouve les espaces qui étaient destinés à leur habitat, à leur logement, avec une partie bien sûr dédiée au stockage des armes, une partie dédiée à la vie quotidienne, avec des pieds de lit, des objets qui sont liés à leurs loisirs comme des dés et des jetons pour qu'ils s'occupent le soir, des objets liés à leurs toilettes comme des cures-oreilles, ou des pinces à épiler, des miroirs,..., tous les éléments qui nous permettent de contextualiser le mode de vie des légionnaires dans ce fortin à la fin du 2e siècle après Jésus-Christ à Lyon."

En six semaines, les archéologues et étudiants en archéologie, une vingtaine sur le site chaque jour, ont donc mis à nu les fondations d'un baraquement, d'une salle d'armes, plusieurs centaines de morceaux d'objets, et même les restes d'un crâne de légionnaire décapité. Une mine de trésors antiques :

"Sur plusieurs jours, on a trouvé plusieurs choses, mais là aujourd'hui c'était la pince à épiler, ce petit cheval, des morceaux de métal aussi comme ça, on pense à un barbecue, on sait pas encore", nous explique Bétul, étudiante en archéologie.

Tout devrait être exposé au musée gallo-romain.

Ce chantier-école va bientôt prendre fin, mais il reprendra car les archéologues estiment qu'il faudra bien encore trois ou quatre ans pour explorer toute la zone...