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Espagne : un vote d'investiture crucial pour Pedro Sanchez

Espagne : un vote d'investiture crucial pour Pedro Sanchez
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REUTERS/Francois Lenoir
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L'exécutif espagnol fait face à un vote crucial ce mardi. Devenu chef du gouvernement il y a plus d'un an, après une motion de censure contre Mariano Rajoy, le socialiste Pedro Sanchez est loin d'avoir toutes les cartes en main. Il doit obtenir le soutien d'une majorité des députés lors d'un vote d'investiture s'il veut se maintenir au pouvoir.

Malgré sa victoire lors des législatives en avril dernier, Sanchez n'a obtenu aucune majorité au parlement. Le point le plus délicat : le chef du gouvernement espagnol doit parvenir à s'entendre avec la gauche radicale de Podemos.

Bien qu'un accord entre les deux partis lui soit indispensable dans l'immédiat, le leader socialiste a d'ores et déjà exclu l'entrée au gouvernement de Pablo Iglesias, chef de Podemos, qui défend notamment l'indépendance de la Catalogne : l'un des points de mésentente entre les deux hommes. La gauche radicale, de son côté, n'accordera son soutien qu'en échange de son entrée au sein d'un gouvernement de coalition.

Lors du vote d'investiture prévu ce mardi, Pedro Sanchez a besoin de l'appui de 42 députés de Podemos, en plus des petits partis régionalistes. Pour le moment, il ne dispose que de 123 députés socialistes sur 350.

En cas d'échec, un second vote est prévu jeudi. Si le socialiste n'obtient pas la confiance du parlement, le roi a la possibilité de proposer d'autres candidats. Une option qui semble peu probable à l'heure actuelle.

Vers de nouvelles élections ?

Dans tous les cas, si personne n'a été élu chef de gouvernement d'ici deux mois, la Constitution espagnole prévoit la dissolution du parlement. Il faudrait alors prévoir de nouvelles élections, il s'agirait des quatrièmes en quatre ans.

Selon les derniers sondages (CIS), si de nouvelles élections étaient programmées, les socialistes pourraient cette fois-ci obtenir près de 40% des suffrages, à un cheveu de la majorité absolue, ce qui leur permettrait de faire fi de l'alliance avec Podemos. Un scénario qui arrangerait bien les affaires de Pedro Sanchez...