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Le pont de la réunification croate

Le pont de la réunification croate
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Un bras de mer sépare deux parties de la Croatie qui devaient pourtant être réunies par un pont de 4 km en 2017. Mais la crise économique a mis à mal le projet, resté en suspens pendant plus de 10 ans.

Il renaît aujourd'hui de ses cendres grâce à l'attribution du contrat à une société chinoise de construction qui proposait un coût de 100 millions d'euros de moins que l'offre européenne la plus proche.

"Les Chinois ont une industrie de l'acier très puissante explique le porte parole de la société Hrvatske Ceste Jeroslav Šegedin. Il produisent l'acier dans leurs industries et l'amène ici par bateau."

Les travaux sont réalisés par des travailleurs chinois venus sur place. 310 ouvriers coulent le béton dans les pieds d'acier et travaillent d'arrache-pied pour terminer le projet avant le mois d’août 2022.

À la dissolution de la Yougoslavie, la côte dalmate a été découpée. La Bosnie Herzégovine a récupéré la petite ville de Neum, seul accès à la mer du pays, coupant la Croatie en deux parties distinctes.

Mais cela signifie de passer deux fois la frontière pour passer d'une partie à l'autre de la Croatie, ce qui complique les trajets quotidiens de Julia. "C'est tellement fatiguant et ennuyeux. Trois frontières lorsque nous partons de Bosnie Herzégovine - pour moi, c'est un désastre." se plaint la jeune femme.

Si le projet est très bien accueilli dans la région, il soulève des questions sur l'avenir de l'Union Européenne et sur la candidature de la Croatie à l'espace Schengen. Si la Bosnie-Herzégovine venait à rejoindre l'Union Européenne puis l'espace Schengen, ce pont serait alors inutile puisque les deux pays seraient dans une zone de libre circulation des biens et des personnes.

Mais le gouvernement et l'entreprise de construction affirment que ce pont permettra au contraire d'aller d'un bout à l'autre de la Croatie de façon plus sûre et plus rapide.

Le projet est financé à 85% par l'Union Européenne, soit 357 millions d'euros. La majeure partie de cette somme est destinée à la Chine mais des entreprise européennes, d'Autriche et de Grèce viennent tout juste de remporter des contrais pour la construction de 32 km de routes, tunnels et viaducs de liaison, dans toute la péninsule.