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Hongrie : les enseignants dénoncent leurs bas salaires

Hongrie : les enseignants dénoncent leurs bas salaires
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Pour dénoncer leurs faibles salaires, des enseignants hongrois ont lancé une campagne sur les réseaux sociaux et affichent publiquement leur paie mensuelle.

En Hongrie, les jeunes professeurs gagnent environ 500 euros par mois, soit moins qu'un ouvrier. Un montant trop faible pour les rétribuer correctement et pour économiser :

"Entre mon loyer et mes factures, c'est la moitié de mon salaire qui part. J'ai du mal à imaginer comment je pourrais un jour fonder une famille et élever des enfants", réagit l'un des enseignants interrogés.

Pourtant, en 2013, le gouvernement prévoyait d’augmenter les salaires dans l’enseignement, en parallèle, à une augmentation du salaire minimum. Une idée, qui n’a cependant jamais pris forme :

"Le salaire des enseignants n’est plus lié au salaire minimum depuis 2015. Cela signifie que le salaire mensuel d'un instituteur est environ 380 euros inférieur à ce qu'il aurait dû être, si cette loi avait été appliquée", d'après Tamas Totyik, vice-président du Syndicat des enseignants.

En Hongrie, l'écart entre le salaire moyen dans les secteurs privé et public est le plus important de toute l'Union européenne. Résultat : l'éducation nationale n'attire plus les jeunes et à long terme, c’est tout l’enseignement qui pourrait être impacté.

Aujourd'hui, de moins en moins de personnes désirent un jour, devenir enseignant à cause des bas salaires. Chaque année 3 000 nouveaux instituteurs rentrent dans la profession alors que 5 000 autres, eux, prennent leur retraite. Si cette tendance se maintient, alors le nombre total d'enseignants sera réduit de moitié d'ici 15 ans.