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Le Conseil de sécurité de l'ONU se penche sur le Cachemire

Le Conseil de sécurité de l'ONU se penche sur le Cachemire
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La situation reste tendue au Cachemire. Des centaines de personnes ont défilé ce vendredi dans les rues de Srinagar, la capitale d'été de la province. Des heurts ont éclaté après la prière. La police a fait usage de gaz lacrymogène et de projectiles de petit calibre. Les manifestants de leur côté ont lancé des pierres sur les forces de l'ordre. Le téléphone et Internet sont coupés depuis le 4 août, veille de l'annonce par New Delhi de la révocation du statut d'autonomie.

Fait exceptionnel, le Conseil de sécurité de l'ONU s'est penché ce vendredi sur la situation au Cachemire. "Aujourd'hui, le monde entier discute de l'État occupé, de la situation des droits de l'homme au Jammu-et-Cachemire. C'est une situation effroyable avec des violations commises par l'Inde en toute impunité" a dénoncé Maleeha Lodhi, ambassadeur du Pakistan aux Nations Unies.

L'Inde de son côté dénonce des ingérences de, je cite, "fouineurs internationaux". De nombreuses puissances nucléaires s'inquiètent à l'image de la Chine. "Le Conseil de sécurité des Nations Unies considère que les parties en présence doivent éviter toute action unilatérale qui aggraverait la tension puisque la situation est déjà très tendue et très dangereuse" a déclaré Zhang Jun, ambassadeur de Chine aux Nations Unies.

Le ministre indien de la défense, Rajnath Singh, s'est rendu à Pokhran, site symbolique où New Delhi avait procédé à des essais nucléaires en 1998. Il a laissé entendre que l'Inde pourrait revoir sa doctrine de non recours, en priorité, à l'arme atomique. "En ce qui concerne notre politique nucléaire, nous avons toujours dit "ultime recours". Cependant, ce qui se passera dans l'avenir dépend des circonstances" a-t-il déclaré.

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