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Islande : les funérailles d'un glacier victime du réchauffement climatique

Islande : les funérailles d'un glacier victime du réchauffement climatique
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Alors que le monde a connu en juillet son mois le plus chaud jamais observé, l'Islande a dévoilé une plaque à la mémoire de l'Okjökull, premier glacier de l'île volcanique disparu sous l'effet du réchauffement, un symbole pour alerter l'opinion.

Ci-gît le glacier Okjökull. Une formule que les Islandais ne pensaient pas entendre de leur vivant. Pourtant ce dimanche, c'est bien une épitaphe qui a été fixée sur ce qui reste du glacier. Quelques mots déposés en présence de la première ministre Katrin Jakobsdottir et l'ancienne commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme Mary Robinson, qui s’intitule "Lettre pour l'avenir".

La plaque porte également la mention "415 ppm CO2", en référence au niveau record de concentration de dioxyde de carbone enregistré dans l'atmosphère en mai dernier.

"En commémorant un glacier déchu, nous voulons mettre l'accent sur ce qui est en train de disparaître - ou de mourir - dans le monde entier, et attirer l'attention sur le fait qu'il s'agisse de quelque chose qui a été 'accompli' par les hommes, bien que nous ne devions pas en être fiers", explique Cymene Howe, professeure d'anthropologie à l'Université Rice aux Etats-Unis.

Les générations à venir pourraient, en effet, se rappeler du glacier Okjökull. Une étendue glacée de 50 mètres d'épaisseur, qui occupait 16km2. Mais selon un rapport de l'université d’Islande publié en 2017, sa superficie a été divisée par 30 n'atteignant plus que 0,7km2.

Pour avoir le statut de glacier, la masse de glace et de neige de celui-ci "doit être assez épaisse pour pouvoir se déplacer grâce à son propre poids", soit 40 à 50 mètres d'épaisseur afin de produire suffisamment de pression pour rendre la glace malléable, explique le géologue Oddur Sigurdsson.

Un sort qui pourrait toucher l'ensemble des 400 glaciers islandais d'ici 200 ans, le pays perdant chaque année onze milliards de tonnes de glace.

Et rien ne semble pouvoir être fait pour les sauver. Selon des scientifiques, l'inertie du climat est telle que même en arrêtant de produire des gaz a effet de serre immédiatement, il faudrait 150 à 200 ans pour revenir à l'équilibre.