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La pêche est aussi un métier de femmes

La pêche est aussi un métier de femmes
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Les stéréotypes culturels expliquent en partie pourquoi dans le secteur européen de la pêche, la plupart des femmes travaillent sur la côte et exécutent des tâches considérées comme féminines.

En Galice, Lidia Gonzáles qui depuis son enfance, est attirée par la navigation et la pêche les a bravés pour devenir capitaine d'un grand navire de pêche en eau profonde. Lors de sa dernière sortie, elle a passé six mois près des Îles Falkland dans l'Atlantique Sud.

Pour ce choix de carrière, elle a reçu l'aide du projet REDMAR soutenu pour l'Union européenne et géré par la fondation galicienne FUNDAMAR qui aide les femmes à accéder à des formations professionnelles nécessaires pour rejoindre un équipage de bateau de pêche. FUNDAMAR l'a mise en relation avec une entreprise de pêche qui finalement, l'a embauchée.

Nous rencontrons cette jeune femme de 32 ans pour un magazine d'euronews Ocean consacré aux inégalités hommes-femmes dans les secteurs de la pêche et de l'aquaculture européennes. Elle nous raconte son quotidien. Elle précise que ses collègues masculins se montrent respectueux à son égard.

"Je travaille comme deuxième lieutenant : ce qui veut dire que je travaille sur le pont, je contrôle la vitesse du navire, l'équipement, les radars et je surveille aussi le processus de pêche," indique-t-elle.

Superstition

"Les obstacles que les femmes doivent affronter sont dus au fait que de nombreux armateurs sont réticents à leur offrir des opportunités d'emploi : ils considèrent que c'est plus facile pour un homme de partir en mer," poursuit Lidia Gonzáles. "Il y a aussi une forme d'opposition qui est lié à la superstition : avoir une femme à bord, ça porte malheur. C'est présent en particulier chez les pêcheurs qui ont tendance à être très superstitieux," fait-elle remarquer.

Besoin de main-d'œuvre

"Les bateaux de pêche doivent conserver des hommes âgés dans leurs équipages, et ce alors qu'on empêche les femmes d'en faire partie : on a toujours considéré que c'était un travail d'hommes, qu'il ne convenait pas aux femmes, mais en fait, aujourd'hui, c'est un travail comme n'importe quel autre à terre," estime la jeune capitaine.

"Les mentalités commencent à évoluer avec le changement de générations : on a de plus en plus conscience que les femmes doivent être autorisées à bord, sinon cette industrie ne pourra pas remplacer ses retraités," assure-t-elle.

"Dans l'avenir, j'aimerais avoir une famille : dans ce secteur, pour entamer une vie de famille, on doit s'arrêter de naviguer pendant un an ou deux. Je pense que dans quelques années, j'y réfléchirai, je devrai mettre de côté la navigation, passer du temps avec ma famille, puis je reprendrai la mer parce que j'aimerais continuer à naviguer," insiste-t-elle.

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