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L'UE condamne l'offensive turque en Syrie

L'UE condamne l'offensive turque en Syrie
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L'Union européenne a condamné les frappes menées par l'armée turque dans le nord-est de la Syrie.

Lors d'une session plénière au Parlement européen mercredi soir, la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, n'a pas caché son inquiétude : "L’opération turque dans le nord-est de la Syrie peut ouvrir un nouveau chapitre dramatique dans l’histoire déjà très sombre de la guerre en Syrie. Les conséquences potentielles d'une telle action militaire sont claires pour tout le monde et pour nous. Les répercussions peuvent être extrêmement graves sur les plans humanitaire, politique et stratégique. Pour toutes ces raisons, nous appelons la Turquie à mettre fin à son action militaire unilatérale."

La troisième offensive turque depuis 2016

L'objectif affiché de l'opération, dévoilée par le président turc Recep Tayyip Erdogan, est d'éloigner de la frontière la principale milice kurde de Syrie, les Unités de protection du peuple (YPG), épine dorsale des FDS. Alliées aux Occidentaux dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI), les YPG sont considérées par Ankara comme une organisation "terroriste", pour leurs liens avec le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).

L'offensive de la Turquie est la troisième en Syrie depuis 2016. Elle ouvre un nouveau front dans un conflit qui a fait plus de 370.000 morts et des millions de déplacés depuis 2011.

L'eurodéputée socialiste néerlandaise Kati Piri déplore que la communauté internationale accepte ainsi de fermer les yeux.

'' La Turquie affirme vouloir créer une zone de sécurité, mais c'est en fait une zone de guerre qu'elle crée. Après tous les massacres, les déplacements et les horreurs sous l'Etat islamique, les citoyens du nord de la Syrie sont confrontés à de nouvelles violences, auxquelles s'ajoutent un abandon des alliés internationaux ''

La situation des civils inquiète

Les conséquences d'une telle offensive militaire sur les civils ont été maintes fois mises en avant par les députés tout au long du débat. "L'invasion turque est une catastrophe, un désastre qui entraînera la fuite de dizaines de milliers de civils et Daech aura à nouveau accès au Moyen-Orient.", a indiqué Nikolaj Villumsen, député danois de la gauche unitaire.

Pour Federica Mogherini, réitérant le message porté plus tôt par le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, la sécurité doit être abordée par des moyens politiques et diplomatiques.

Du côté des États membres de l'Union européenne, Paris a "très fermement" condamné l'incursion turque. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a exigé l'arrêt de l'offensive. L'Allemagne a estimé que l'opération risquait "de provoquer une résurgence" de l'EI et Londres a dit sa "sérieuse préoccupation".

Une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU a été convoquée en urgence ce jeudi. Le sujet sera à nouveau à l'ordre du jour des Européens lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères lundi, à Luxembourg