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Liban : Saad Hariri se donne trois jours

Liban : Saad Hariri se donne trois jours
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Le face à face s'est poursuivi toute la journée au Liban entre forces de l'ordre et manifestants. Entamés jeudi, les appels à la démission du gouvernement ont continué ce vendredi. A Beyrouth et dans d'autres villes du pays, des rassemblements ont eu lieu, les principales autoroutes ont été bloquées et les banques et de nombreux établissements publics sont restés fermés.

Crise économique, coût de la vie, manque d'infrastructures et corruption des dirigeants sont dans le viseur de la population.

"Je dois suivre une dialyse des reins régulièrement, explique cette femme âgée, et avec la crise de l'essence, je priais les stations de me donner de l'essence pour aller à l'hôpital mais elles ne voulaient pas. J'en ai assez, je suis une femme malade, j'ai envoyé mon fils à l'étranger mais il ne s'en sort pas et moi j'ai les factures de la pharmacie, de l'essence, les banques, je n'y arrive plus".

Le déclencheur de ces violentes manifestations, c'est une taxe que le gouvernement a tenté d'imposer sur les messageries internet type Whatsapp. Dans un pays où les télécommunications sont déjà parmi les plus chères de la région, la nouvelle taxe a très mal été accueillie... Elle a été retirée.

Saad Hariri, le Premier ministre libanais, a dit entendre le message de la rue. Il s'est donné 72 heures pour prendre une décision.

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