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Présidentielle en Bolivie : l'opposition crie à la fraude

Présidentielle en Bolivie : l'opposition crie à la fraude
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UESLEI MARCELINO/ Reuters
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La Bolivie en proie à des heurts, après l'élection présidentielle de dimanche. Le long dépouillement est en passe de donner le président sortant Evo Morales vainqueur au premier tour.

Après les manifestations, l'opposition a débuté une grève générale aujourd'hui.

Elle dénonce les résultats, confortée par la démission d'un des responsables du dépouillement, qui en claquant la porte, a critiqué le système de décompte. Dans plusieurs villes du pays des tribunaux électoraux ont été incendiés, ou des locaux de campagnes du parti au pouvoir saccagés.

Le principal adversaire d'Evo Morales, Carlos Mesa, refuse les résultats :

"Juste à cet instant, à quelques mètres seulement de nous, a lieu une fraude géante, pour nous faire croire qu'il n'y aura pas de second tour, ils mentent au pays, ils tournent le dos à votre vote, et nous volent notre souveraineté populaire."

Ce qui a a éveillé les soupçons, c'est qu'un second tour contre Carlos Mesa prenait forme dès les premiers résultats partiels, jusqu'à ce que soudainement la victoire d'Evo Morales soit quasiment annoncée.

Lors d'un référendum en 2016, les électeurs s'étaient prononcés contre un quatrième mandat pour Evo Morales, ce maintien annoncé au pouvoir est donc très mal vu par les Boliviens.

"En tant que gouvernement nous voulons un processus transparent, a déclaré Diego Pary, le ministre des Affaires étrangères. C'est important pour nous que tous les votes des Boliviens et des Boliviennes soient comptabilisés. Dans ce cadre nous demandons au secrétaire général de l'Organisation des Etats américains d'établir une commission dès que possible pour lancer un audit sur le vote du 20 octobre."

L'opposition craint que le régime puisse tourner à l'autocratie en cas de nouvelle victoire.

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