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Troisième jour du siège de l'université polytechnique de Hong Kong : état des lieux

Troisième jour du siège de l'université polytechnique de Hong Kong : état des lieux
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REUTERS/Adnan Abidi
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L'Union européenne appelle à une désescalade des tensions à Hong Kong alors que le siège de l'université polytechnique se poursuit pour la troisième journée consécutive.

Depuis Bruxelles, Federica Mogherini, la haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères, a déclaré : "il est crucial que toutes les parties fassent preuve de retenue, toute réponse des forces de l'ordre doit être proportionnée et les liberté fondamentales respectées."

L'appel de Mogherini a été lancé alors que les autorités chinoises ont redit qu'elles ne laisseront pas la mégapole semi-autonome basculer dans l'anarchie sans réagir.

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté lundi soir à Kowloon, une tentative vraisemblablement coordonnée pour alléger la pression sur le campus en attirant la police anti-émeutes.

REUTERS/Athit Perawongmetha

Zone d'émeute

La police a qualifié le campus de "zone d'émeute". Or la participation à une émeute est passible de 10 ans de prison.

Un groupe de manifestants mineurs a été autorisé à quitter le campus assiégé aux premières heures ce mardi matin, mais une centaine seraient toujours retranchés à l'intérieur selon les autorités. les réserves d'eau et de nourriture s'amenuisent.

400 manifestants auraient été arrêtés depuis dimanche.

Des jeunes ont aussi tenté de fuir le campus universitaire par des égouts :

REUTERS/Adnan Abidi
REUTERS/Adnan Abidi
REUTERS/Adnan Abidi

S'exprimant pour la première fois depuis le début du siège, Carrie Lam, cheffe de l'exécutif de Hong Kong a déclaré que les manifestants devaient se rendre s'ils souhaitaient une issue pacifique à cette impasse. Elle dit avoir demandé aux forces de l'ordre d'agir avec humanité.

Les protestataires accueillent toutes tentatives de les déloger par un déluge de cocktails Molotov. Un policier a même été blessé à la jambe par une flèche tirée par un manifestant.

Le nouveau chef de la police du territoire, Ting Ping-Keung, nommé par le conseil d'état de la Chine, a demandé l'appui des citoyens pour tenter de mettre fin à ces troubles.

Port du masque

Autre message menaçant à l'endroit de la contestation, Pékin a balayé la décision de la justice hongkongaise, qui avait jugé lundi anticonstitutionnelle l'interdiction du port du masque, que l'exécutif avait décidée pour couper l'herbe sous le pied des manifestants.

"La décision de la Haute cour de Hong Kong affaiblit gravement la gouvernance du chef de l'exécutif et du gouvernement de la RAS" (région administrative spéciale), a déclaré Zang Tiewei, porte-parole de la commission des affaires législatives du comité permanent de l'Assemblée nationale populaire (ANP, le parlement chinois), selon les médias d'Etat.

Zang a estimé que seule l'ANP avait le pouvoir de décider si une loi est ou non conforme à la loi fondamentale hongkongaise.

Bilan

Le mouvement a débuté en juin sur le rejet d'un projet de loi qui visait à autoriser les extraditions vers la Chine, et qui, depuis les manifestations, a été suspendu. Mais les manifestants ont considérablement élargi leurs demandes pour exiger des réformes démocratiques ou encore une enquête indépendante sur les violences policières.

Près de 4 500 personnes ont été arrêtées en cinq mois et demi.

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