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France : le plan d'urgence pour les hôpitaux ne satisfait qu'à moitié

Archives : Personnels de santé manifestant le 14 novembre 2019 à Paris
Archives : Personnels de santé manifestant le 14 novembre 2019 à Paris Tous droits réservés REUTERS/Johanna Geron
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Par Maxime Biosse Duplan
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L’Etat français va reprendre à son compte et sur trois ans un tiers de la dette des hôpitaux, soit 10 milliards d'euros.

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Le plan d'urgence pour les hôpitaux français a été présenté ce matin mais il ne satisfait qu'à moitié. Après huit mois d'une grève historique des personnels de l'hôpital public, et à moins de trois semaines d'un grand mouvement de grève contre la réforme des retraites, Edouard Philippe et la ministre de la Santé Agnès Buzyn avaient à coeur d'annoncer des mesures significatives.

Le plan d'urgence promet ainsi une augmentation du budget général pour l’hôpital public de 1,5 milliard d’euros sur trois ans, dont 300 millions dès 2020.

Une prime de 800 euros net par an pour les aides-soignants et infirmières vivant en Ile-de-France et gagnant moins de 1.900 euros mensuels.

Une enveloppe de 150 millions d’euros par an pour l’achat de petit matériel ou la rénovation.

Et puis mesure très attendue et que le gouvernement n'envisageait pas au départ, l’Etat français va reprendre à son compte et sur trois ans un tiers de la dette des hôpitaux, soit 10 milliards d'euros.

Edouard Philippe, Premier ministre français : "Cette reprise de dette, elle permettra aux hôpitaux de réduire leur déficit, et de retrouver rapidement les moyens d'investir. pas forcément pour refaire des éléphants immobiliers c'est à dire des grands projets dans lesquels on se lance, mais bien pour moderniser les hôpitaux actuels, accompagner les transformations que nous menons et redonner les marges de manœuvre nécessaires à l'ensemble des personnels hospitaliers pour qu'ils puissent travailler dans des conditions satisfaisantes".

Le gouvernement espère avec cette série d'annonces rassurer la fonction publique hospitalière et mettre fin aux grèves et aux manifestations des personnels.

Mais les réactions sont mitigées : pour le syndicat infirmier SNPI, le ministère ne répond pas aux demandes les plus pressantes : rouvrir des lits, créer des emplois, revaloriser les salaires.

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