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Des augmentations de salaires au respect, les revendications des policiers portugais

Des augmentations de salaires au respect, les revendications des policiers portugais
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Le Portugal a connu sa plus importante manifestation des forces de l'ordre depuis l'arrivée des socialistes au pouvoir en 2015.

Policiers et gendarmes étaient plusieurs milliers, venus de tout le pays, à défiler jeudi dans le centre de Lisbonne. Rassemblés devant le parlement, ils ont réclamé des salaires justes et des condition de travail dignes. Ils veulent notamment une augmentation du salaire d'entrée dans la profession qui n'est que de 789 euros par mois quand, en Pologne, il atteint plus de 1 300 euros.

"Il ne fait aucun doute que nous voulons que cette question, qu'on nous a promis de régler sous peu, soit intégrée dans le budget du gouvernement. Alors nous voulons voir si le gouvernement a la volonté de revaloriser nos salaires en le confirmant dans son budget, sinon nous retournerons dans la rue." explique Paulo Rodrigues, le président de l'Association syndicale des professionnels de police.

"Ces dix dernières années, beaucoup de primes ont été supprimées. Je suis devenu chef il y a vingt ans et, depuis, mon salaire de base n'a jamais évolué", a témoigné Ismael Duarte, policier de 52 ans venu de Tomar (centre) et qui touche quelque 1 500 euros bruts par mois.

"Le Portugal ne peut pas être l'un des pays les plus sûrs au monde et maltraiter comme ça ses forces de l'ordre. Nous méritons plus de respect", a déploré Antonio Barreira, gendarme de 45 ans.

Les chants les plus forts venait du Movimento Zero, un mouvement anonyme, non-hiérarchisé né il y a tout juste 6 mois sur les réseaux sociaux, soutenu par le parti d'extrême droite Chega. Un mouvement qui a rapidement pris parmi les policiers mécontents :

"Il s'agit de dénoncer l'absence totale de soutien que nous ressentons de la part des Institutions qui devraient nous soutenir lorsque nous sommes en poste dans la rue, c'est ma plus grande inquiétude. De savoir que si j'ai le malheur de faire une erreur, tout le monde me montrera du doigt et que personne n'est solidaire de l'action policière", explique Joao Monteiro.

Le parti socialiste a fait savoir qu'il soutenait le droit de manifester des policiers et portait une grande attention à leurs demandes qui concernent aussi les conditions de départ à la retraite. Syndicats et gouvernement doivent entrer en négociation au premier semestre 2020.

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