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L’UE prudente avec l’Iran

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L’UE prudente avec l’Iran
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L'Iran répond par la violence aux manifestations les plus importantes de ces 40 dernières années dans le pays. Trois semaines après une coupure quasi-totale de l'accès à internet, la communauté internationale commence à réagir. Récemment le président iranien a annoncé son plan de remplacer le web actuel par un intranet détenu par l'Etat. Cette mesure renforcerait plus encore le contrôle des autorités sur les activités en ligne. "Ce qui est le plus intéressant, et en tout cas plus inquiétant c'est que le contrôle d’internet n’est pas tellement lié à l’image externe, bien sûr ça joue, c’est surtout lié à la capacité d’organisation des opposants en interne", explique le directeur d’Amnesty international Belgique Philippe Hensmans.

Malgré les nombreuses victimes, l'Union européenne s'est abstenue de réactions immédiates. Selon Amnesty international cette réserve ne s'explique pas uniquement par le manque d'information concernant la situation sur le terrain. Plusieurs Etats membres veulent préserver à tout prix l'accord sur le nucléaire iranien. L’argument est toutefois rejeté par le nouveau chef de la diplomatie de l’UE. "La répression, la répression sans contrainte qui se déroule en Iran, est une chose. L'accord sur le nucléaire iranien est une autre chose (…) cela ne nous empêche pas d'appliquer des sanctions en cas de violation des droits de l'homme, cela n'a rien à voir", assure Josep Borrell.

Depuis le retrait américain de l'accord sur le nucléaire iranien, Téhéran fait face à une crise économique profonde. L'Union européenne essaye de son côté de jouer les médiateurs afin de préserver le compromis international.