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Les syndicats unis au lendemain de la présentation de la réforme des retraites

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Les syndicats unis au lendemain de la présentation de la réforme des retraites
Tous droits réservés  REUTERS/Vincent Kessler
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Que les Français s'accrochent ! La réforme des retraites est en marche. Le gouvernement est déterminé et les syndicats désormais unis. Sans retrait de la réforme des retraites, il n'y aura pas de "trêve pour Noël" dans le mouvement de grève en cours, averti la CGT-Cheminot au lendemain des annonces du Premier ministre. En dévoilant le contenu du futur système universel de retraites par points, Edouard Philippe a réussi à se mettre à dos tous les syndicats, y compris la CFDT de Laurent Berger :

"Nous voulons le système de retraite universel, mais nous voulons qu'il soit juste et surtout, nous ne voulons pas de ces mesures d'économie qui repose sur le fait de faire travailler les travailleurs plus longtemps, ce qui est profondément injuste et qui va impacter d'abord les travailleurs les plus fragiles."

La CFDT de Laurent Berger ne veut pas de cet âge d'équilibre à 64 ans, il appelle donc à descendre dans la rue le 17 décembre prochain aux côtés du syndicat Force ouvrière qui dénonce tout le projet, à commencer par sa présentation biaisée :

"Le gouvernement affirme que la réforme va particulièrement bénéficier aux femmes, ce n'est pas vrai, il va seulement compenser ce que le nouveau système va dégrader" explique Yves Veyrier, secrétaire général de FO.

Les syndicats de police sont tout aussi déterminés. Les propositions d'Edouard Philippe sont tout simplement "nulles" estiment-ils. Ils demandent à être reçu par le Premier ministre et compte durcir leurs actions.

A tous les syndicats, le chef du gouvernement a envoyé ce message :

"Si les partenaires sociaux, organisations syndicales et patronales, qui croient au régime universel, se mettent d'accord pour dire quel est le chemin qui permet d'arriver vers l'équilibre, la trajectoire et les instruments, je prends, aucun problème, je fais miennes leurs propositions. Mais je ne peux pas dire aux Français : il va y avoir du plus, il va y avoir des nouveaux droits sociaux et il y aura sans doute l'équilibre ou il y aura probablement l'équilibre, on fera en sorte qu'il y aura de l'équilibre parce que l'équilibre, c'est important, mais je vais pas vous dire comment on va le faire, ça c'est pas possible."

C'est ce que le Premier ministre appelle tendre la main.

Le projet de loi doit être prêt "à la fin de l'année", soumis au Conseil des ministres le 22 janvier et discuté au Parlement fin février. Mais la partie est loin d'être gagnée, la rue pourrait peut-être tout faire basculer.