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Réduire la pollution permettrait de limiter le risque de dépression

Deux femmes se protègent avec un masque, décembre 2016, à Pékin, Chine
Deux femmes se protègent avec un masque, décembre 2016, à Pékin, Chine   -  
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AP - Andy Wong
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Réduire la pollution dans le monde pourrait participer à la baisse du risque de dépression, selon une étude de l'University College de Londres. Cette analyse effectuée à partir de données de seize pays établit un lien entre pollution atmosphérique et certains problèmes de santé mentale.

"Nous savons déjà que la pollution de l'air est nocive pour la santé des gens, avec de nombreux risques pour la santé physique [...]et un risque plus élevé de démence" indique l'auteure principal de l'étude, docteur Isobel Braithwaite.

"Nous montrons que la pollution de l'air pourrait également nuire considérablement à notre santé mentale, ce qui rend d'autant plus urgente la nécessité de nettoyer l'air que nous respirons".

L'Organisation mondiale de la santé recommande que la concentration de particules fines - telles que la poussière et la suie - soit maintenue sous 10 microgrammes par mètre cube (μg/m3). Dans les lieux où la pollution est élevée, le fait de faire passer la concentration de 44 μg/m3 à 25 μg/m3 permettrait une réduction de 15% du risque de dépression dans le monde.

"Les études que nous avons examinées sur les liens entre l'exposition à long terme à la pollution atmosphérique et la dépression ont donné des résultats assez cohérents, même après un ajustement de nombreux autres facteurs [...] Le lien de cause à effet semble être d'une ampleur similaire à celui qui touche certains effets sur la santé physique" déclare le docteur Braithwaite.

L'étude, publiée dans Environmental Health Perspectives, démontre également un lien entre la forte pollution atmosphérique particulaire et le nombre de suicides. Le risque de suicide semble être sensiblement plus haut lorsque la pollution est très élevée sur une période de trois jours.

L'équipe n'est pas en mesure d'affirmer qu'il existe un lien direct de cause à effet entre pollution de l'air et mauvaise santé mentale, mais elle met en évidence des mécanismes de causalités possibles.

"Nous savons que les particules fines d'air les plus sales peuvent atteindre le cerveau via la circulation sanguine et le nez. La pollution de l'air a un rôle dans l'augmentation des neuro-inflammations, qui sont des dommages causés aux cellules nerveuses. La pollution implique également des changements dans la production d'hormones de stress" a déclaré le Dr Braithwaite.

Plus tôt cette année, l'Agence européenne pour l'environnement a signalé que la mauvaise qualité de l'air avait causé environ 400 000 décès prématurés en Europe en 2016. "La pollution de l'air est actuellement le risque environnemental le plus important pour la santé humaine", d'après l'agence.

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