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Autriche : les écologistes donnent leur feu vert pour gouverner avec Sebastian Kurz

Autriche : les écologistes donnent leur feu vert pour gouverner avec Sebastian Kurz
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EBU
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En Autriche, les Verts ont donné leur feu vert pour un gouvernement de coalition avec le conservateur Sebastian Kurz.

Réunis en congrès extraordinaire, les 275 délégués des Verts (Die Grünen) ont voté dans une ambiance euphorique à 93,18% en faveur de l'accord signé le 2 janvier par leur direction avec le parti conservateur ÖVP de Sebastian Kurz, qui leur ouvre pour la première fois la porte des ministères.

Le jeune chef de la droite a promis d'associer "le meilleur" de ces deux partis aux lignes politiques pourtant très différentes, notamment sur les questions d'immigration.

La coalition veut faire de l'Autriche un "pionner dans la protection du climat" avec un objectif de neutralité carbone à atteindre au plus tard en 2040, dix ans de moins que l'horizon fixé par l'Union européenne.

Le programme gouvernemental de 300 pages comprend également une kyrielle de mesures pour protéger l'environnement, allant du passage à 100% d'énergies renouvelables dans les dix ans à un plan d'investissement pour les transports en commun.

Le gouvernement veut créer une carte à trois euros par jour permettant d'emprunter les transports en commun dans toute l'Autriche, substantiellement augmenter l'écotaxe sur les billets d'avion, ou encore faire passer la part des déplacements à vélo de 6% à 13%.

"Nous ne savons pas si à nous seuls en Autriche, nous pouvons sauver le climat dans le monde entier. Je ne pense pas, seuls non. Mais ensemble au sein de l'Union européenne, si nous sommes des pionniers alors oui", a déclaré le chef des Verts autrichiensWerner Kogler, qui va prendre le poste de vice-chancelier.

Sur Twitter, Sebastian Kurz s'est félicité de ce résultat.

Mais comment deux partis si opposés vont-ils réussir à s'entendre ?

En 2017, Sebastian Kurz avait scellé une alliance avec l'extrême droite, empêtrée depuis dans le scandale d'Ibiza, qui a conduit le parti FPÖ à céder du terrain aux dernières législatives et qui a contraint le chancelier autrichien à mettre fin à cette coalition.

C'est donc un virage à 180 degrés, mais le conservateur a assuré que la lutte contre l'immigration illégale restera "au cœur" de sa politique.

Pour maintenir le cap cher à l'électorat ÖVP, le programme prévoit de créer un nouveau dispositif controversé de "détention préventive" pour des individus jugés dangereux même s'ils n'ont pas commis de crime et d'étendre l'interdiction du port du voile dans les établissements scolaires.

Un pari politique risqué pour les Verts, qui vont disposer de quatre ministres contre dix côté ÖVP en plus du chancelier et qui admettent avoir dû "avaler des couleuvres" pour trouver un terrain d'entente.

Ils ont néanmoins obtenu, sur le papier, des garanties sur le respect des droits de l'homme et des conventions internationales, sur l'amélioration de la transparence et de l'éthique du système politique, le droit à l'information ou encore la lutte pour plus de "justice sociale".

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