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Coronavirus : 26 morts en Chine, le système d'alerte sanitaire à son niveau le plus élevé

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Contrôle de température par la police paramilitaire sur une barrière de péage d'une autoroute de Wuhan, le 23 janvier 2020.
Contrôle de température par la police paramilitaire sur une barrière de péage d'une autoroute de Wuhan, le 23 janvier 2020.   -  
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Chinatopix via AP
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En Chine, où l'épidémie du coronavirus 2019-nCoV a été détectée pour la première fois, au moins 26 personnes sont mortes, 24 dans la ville de Wuhan (province de Hubei) et ses environs, et deux dans d'autres provinces : Heilongjiang (nord-est), une province frontalière de la Russie, et Hebei, la province qui entoure Pékin.

Près de 830 personnes ont été infectées et de nombreux pays ont commencé à soumettre les voyageurs en provenance de Chine à un dépistage des symptômes du virus, qui peut provoquer de la fièvre, de la toux, des difficultés respiratoires et une pneumonie.

Les autorités chinoises ont mis en quarantaine les 11 millions d'habitants de Wuhan et plusieurs villes alentours, Huanggang, Ezhou, Chibi, Zhijiang, Xiantao et Quinajiang. 29 province sont touchées, au total plus de 40 millions de personnes sont concernées par des mesures de quarantaine.

Dès ce jeudi, tous les trains et avions au départ de Wuhan, ne pouvaient plus quitter la ville. Les autocars et les bateaux sur le Yangtsé, le plus long fleuve de Chine qui arrose la capitale de la province du Hubei ont également reçu l'ordre de s'arrêter. Les autoroutes ont été bloquées et les transports publics suspendus dans l'agglomération dans cette agglomération de 11 millions d'habitants.

Le Hubei a été également placée au plus haut niveau d'alerte sanitaire par les autorités de la province.

Selon les médias chinois, huit hôpitaux de Wuhan ont lancé des appels aux dons pour des équipements et des masques de protection.

Les médias publics viennent aussi d'annoncer la construction d'un hôpital en préfabriqué destiné à accueillir d'ici 10 jours un millier de patients victimes du nouveau coronavirus. Des dizaines d'engins de chantier sont déjà à l'oeuvre.

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Chantier d'un "hôpital de campagne" à Wuhan, le 24 janvier 2020.Chinatopix via AP

Cet hôpital serait calqué sur le modèle d'un centre d'isolement construit à Pékin en un temps record lors de l'épidémie de SRAS en 2002-2003.

Pékin a également affirmé avoir mis en place une "force scientifique d'urgence" pour lutter contre le coronavirus, sous l'égide de Zhong Nanshan, un scientifique chinois renommé de la Commission nationale de la santé.

Les annulations de festivités et les fermetures de site se multiplient pour parer la propagation du virus. Le long congé du Nouvel An chinois, avec ses centaines de millions de déplacements susceptibles de favoriser la contagion, commence ce vendredi, à la veille du début de l'Année du Rat.

Symbole de l'inquiétude qui s'est emparée de toute la Chine, les autorités ont annoncé la fermeture de sections de la célèbre Grande Muraille et de monuments emblématiques comme les tombeaux des Ming ou la forêt des pagodes. Le célèbre stade national de Pékin, dit "nid d'oiseau", construit pour les jeux Olympiques de Pékin en 2008, gardera portes closes jusqu'au 30 janvier.

L'OMS reste prudente

L'Organisation mondiale de la santé reste prudente quant à l'agressivité du virus et refuse de lancer une alerte mondiale sans disposer de plus de données :

"Nous savons qu'il s'agit d'une transmission interhumaine en Chine, mais pour l'instant, elle semble se limiter aux groupes familiaux et aux travailleurs de la santé qui s'occupent des patients infectés. À l'heure actuelle, il n'y a pas de preuve de transmission interhumaine en dehors de la Chine" a expliqué Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS.

L'Europe, la réponse s'organise

L'Italie et le Royaume-Uni ont mis en place des contrôles de températures corporelles dans les aéroports. Les autorités britanniques ont testé au moins 14 personnes soupçonnées d'être infectées par le nouveau coronavirus détecté en Chine.

Aucun nouveau cas n'a été confirmé, mais les experts estiment que le premier "cas européen" est sans doute proche.

"Le problème avec ce virus, c'est qu'il s'agit d'un virus respiratoire. Et le contrôle des virus respiratoires est assez difficile. Après tout, nous avons appris cette leçon avec la grippe. Il est vraiment très difficile d'empêcher le virus de se propager mais le virus n'existe que depuis trois semaines environ et il est vraiment étonnant de constater les progrès que nous avons déjà réalisés dans la collecte de données sur le virus. Les Chinois ont été très ouverts, et ils ont séquencé le génome, ce qui signifie que nous disposons de tests de laboratoire. Cela signifie que nous saurons assez rapidement quel genre de problème se pose en dehors de la Chine" a expliqué le professeur Hugh Pennington, de l'Université d'Aberdeen, en Écosse.

La France n'a pas encore mis de contrôles de températures corporelles en place. Pour l'heure, les liaisons Paris-Wuhan sont suspendues conformément "aux recommandations des autorités sanitaires", a précisé un porte-parole d'Air France. La ministre de la santé Agnès Buzin se veut rassurante.

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