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Coronavirus : "urgence internationale" et premiers cas confirmés au Royaume-Uni

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Message d'information concernant le 2019-nCov affiché dans le terminal 4 de l'aéroport de Londres Heathrow, le 28 janvier 2020.
Message d'information concernant le 2019-nCov affiché dans le terminal 4 de l'aéroport de Londres Heathrow, le 28 janvier 2020.   -  
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DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP
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Face à la propagation du nouveau coronavirus, l'OMS a qualifié l'épidémie "d'urgence de santé publique de portée internationale". Ce vendredi, Londres a fait état des deux premiers cas confirmés de contamination sur le sol britannique. Cinq pays européens sont dorénavant touché par le coronavirus 2019-nCov.

"Nous pouvons confirmer que deux patients en Angleterre, membres de la même famille, ont été testés positifs", a indiqué Chris Whitty, le chef des services médicaux, dans un communiqué publiée par le ministère de la Santé du Royaume-Uni.

Le responsable des services médicaux britanniques a ajouté que "les patients sont traités par des spécialistes du service national de santé et nous avons recours à des procédures éprouvées de contrôle des infections pour éviter une nouvelle propagation du virus", en précisant que des recherches étaient menées pour "identifier rapidement" les personnes ayant pu se trouver en contact avec ces patients.

"Nous pouvons confirmer que deux patients en Angleterre, membres de la même famille, ont été testés positifs", a indiqué le chef des services médicaux, Chris Whitty.

La veille, jeudi 30 janvier, l'Italie avait déclaré ses deux premiers cas alors que la France avait recensé son sixième cas confirmé, un médecin libéral qui avait été en contact avec une personne dont la contamination avait ensuite été confirmée en Asie. La Direction générale de la Santé (DGS) a indiqué qu'il s'agissait du "premier cas annoncé" de contamination sur le sol français. Les Etats-Unis avaient, eux-aussi, signalé pour la première fois la contagion du virus d'une personne à une autre directement sur leur sol.

Le taux de mortalité du coronavirus 2019-nCoV est inférieur à celui du SRAS, survenu entre 2002 et 2003, mais il est beaucoup plus contagieux.

Le dernier bilan, ce vendredi matin, fait état de 213 morts et de pratiquement 10 000 cas de contaminations en Chine.

De plus en plus de vols vers la Chine suspendus

Des dizaines de compagnies ont suspendu leurs lignes aériennes avec la Chine continentale, notamment : British Airways, Iberia, Air France et KLM.

Certains pays européens ont commencé à envoyer des avions de ligne dans la zone de Wuhan en Chine, épicentre du coronavirus, pour évacuer des centaines de citoyens bloqués. Un avion devrait atterrir à Istres en France, dans la journée de vendredi.

La Chine se retrouve isolée : la Russie a décidé de fermer ses 4 600 km de frontière terrestre. Le Kazakhstan a suspendu les liaisons de bus et de train avec Pékin. La Chine a, en outre, indiqué ce vendredi vouloir rapatrier les habitants de Wuhan et de la province du Hubei se trouvant à l'étranger.

Des avions civils seront ainsi utiliser pour les rapatrier et les reconduire dans leur région d'origine, a annoncé le ministère chinois des Affaires étrangères.

Le gouvernement a pris la décision d'intervenir en raison des "difficultés pratiques auxquelles sont confrontées à l'étranger les résidents de la province du Hubei, et en particulier ceux de Wuhan", a indiqué Mme Hua Chunying, porte-parole de la diplomatie chinoise.

Pour l'OMS, le 2019-nCoV représente dorénavant "une urgence de santé publique de portée internationale"

Face à l'ampleur de la crise l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a relevé son niveau d'alerte. "Je déclare une urgence de santé publique de portée internationale" a annoncé le docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS.

"Notre plus grande préoccupation est le potentiel de propagation du virus dans les pays où les systèmes de santé sont plus faibles" a-t-il affirmé jeudi soir.

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