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L'OMS estime qu'il y a une "chance réaliste de stopper" le nouveau coronavirus

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Un des membres d'une équipe de scientifiques britanniques travaillant sur un vaccin pour le coronavirus 2019-nCoV, à Londres le 10 février 2020.
Un des membres d'une équipe de scientifiques britanniques travaillant sur un vaccin pour le coronavirus 2019-nCoV, à Londres le 10 février 2020.   -   Tous droits réservés  Tolga AKMEN / AFP
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L'OMS a estimé mardi qu'il y avait une "chance réaliste de stopper" la propagation du nouveau coronavirus dans le monde.

"Si nous investissons maintenant (...) nous avons une chance réaliste de stopper cette épidémie", a déclaré le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une conférence de presse à l'occasion d'une rencontre à Genève de quelque 400 scientifiques consacrée à la maladie.

Plus de 1 000 morts

Le nombre de personnes tuées par le nouveau coronavirus a franchi mardi la barre du millier, d'après l'OMS, qui parle d'une "très grave menace" pour le monde.

Les autorités chinoises ont annoncé mardi 108 nouveaux décès en 24 heures, le plus lourd bilan quotidien enregistré à ce jour, tandis que le nombre des cas confirmés de contamination s'établissait à plus de 42 000. En revanche, le nombre de nouvelles contaminations connues a diminué par rapport à la veille. Une statistique encourageante, mais le directeur de l'OMS appelle les Etats à en faire plus pour circonscrire le virus.

"Si vous voyez le nombre de cas en Chine et dans le reste du monde, ce n'est pas un comparable. Il faut frapper fort lorsque l'occasion se présente" estime-t-il. "C'est ce que nous disons au reste du monde. Soyons sérieux en utilisant la fenêtre d'opportunité que nous avons. Nous ne devons pas perdre cette opportunité. Si nous la perdons, nous le regretterons."

Pas une "course" à la recherche

Les recherches se poursuivent dans plusieurs pays pour contrecarrer l'épidémie. Des scientifiques britanniques disent qu'ils pourraient être les premiers à tester un vaccin sur des animaux. Mais ils insistent sur le fait qu'il ne s'agit pas d'une course entre chercheurs. "Dès que les Chinois ont séquencé le génome, ils l'ont partagé librement avec tout le monde, donc parler d'une logique concurrentielle n'est pas exact" indique le Docteur Paul Mckay, chercheur au Imperial College de Londres.

Sur les plus 42 000 cas connus de contamination dans le monde, moins de 500 se trouvent hors de Chine. Mais ce contexte n'a pas empêché un scénario redouté par les autorités : sans avoir jamais mis les pieds en Chine, un Britannique contaminé par le coronavirus à Singapour l'a ensuite transmis à plusieurs compatriotes lors d'un séjour dans les Alpes françaises, avant d'être diagnostiqué en Grande-Bretagne. Il aurait ainsi accidentellement contaminé au moins onze personnes. L'enjeu est donc de savoir qui d'autre a pu entrer en contact avec lui.

La perspective d'une multiplication de ce genre de cas inquiète. Car pour chaque patient infecté, les autorités sanitaires du pays concerné doivent retrouver les personnes avec lesquelles il est entré en contact et s'assurer qu'elles n'en contamineront pas d'autres à leur tour. Or, si les contaminations hors de Chine se multiplient, cette procédure appelée "contact tracing" sera de plus en plus compliquée à mettre en oeuvre.