DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Covid-19 : les marchés trinquent, le tourisme en Italie au point mort

euronews_icons_loading
 Covid-19 : les marchés trinquent, le tourisme en Italie au point mort
Tous droits réservés  .
Taille du texte Aa Aa

L'épidémie de coronavirus a mis en difficulté les économies, les entreprises et les marchés financiers mondiaux. De Wall Street à Londres en passant par l'Asie, les bourses de la planète enregistrentune de leurs pires semaines depuis la crise de 2008.

Jackson Wong, expert financier, Amber Hill Capital Ltd: "Pour les principales bourses et en particulier pour Wall Street, c'est un peu les montagnes russes. On n'avait pas vu de pertes aussi importantes depuis très longtemps, car maintenant le coronavirus se répand rapidement dans le monde entier."

De nombreux experts nuancent cette analyse et estiment qu'il ne s'agit que baisse consécutive aux records atteints en février de l'année dernière.

Eric Wiegand, gestionnaire de portefeuilles financiers, US Bank : "De notre point de vue, les bases fondamentales tiennent suffisamment pour que non seulement l'économie, mais aussi le marché des actions, rebondissent. Nous pensons donc qu'il s'agit d'une correction. Et à ce stade, ce n'est pas le signe d'une nouvelle baisse importante ou d'un déclin majeur du prix des actions".

L'épidémie de Covid-19 arrive néanmoins à un moment où l'économie sort fragilisée d'une année de guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis.

Robert Halver, analyste financier, Baader Bank : "Cela ne présente pas bien. Au sens propre on pourrait dire que la Bourse est infectée Je ne veux pas être cynique, mais c'est cela. On ne sait pas encore comment faire face à ce virus - c'est une nouvelle dimension - et le pire, c'est que nous ne savons pas comment ce virus affectera l'économie mondiale. L'insécurité est un poison pour le marché".

Tous les acteurs de l'économie s'interrogent sur l'impact que l'épidémie pourrait avoir.

Les traders anticipent un trou d'air, le cours du baril de pétrole est en chute libre alors que de nombreux vols vers l'Italie sont annulés.

L'économie italienne dépend en grande partie du tourisme : le secteur hôtelier et la restauration s'inquiètent du manque à gagner au moment où les annulations pour le mois de mars atteignent jusqu'à 90 % selon les estimations avancées par les offices de tourismes régionaux.

Le ministre italien de la culture explique les mesures de précautions mises en place :

Dario Franceschini, ministre italien de la culture : "On ne peut pas tout fermer un jour et tout rouvrir le lendemain, chaque décision est prise en fonction des autorités sanitaires et du bon sens. En ce qui concerne plus particulièrement les cinémas, les théâtres et les musées, nous prendrons des décisions en coordination avec ces autorités pour rouvrir parce que la vie en Italie doit continuer."

De son côté, la Suisse a décidé d'annuler le salon mondial de l'automobile de Genève et tous les événements importants jusqu'au 15 mars pour tenter de contenir la propagation du virus.