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Le droit à l'avortement devant la Cour suprême américaine, le cas de la Louisiane

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Le droit à l'avortement devant la Cour suprême américaine, le cas de la Louisiane
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La Cour suprême des Etats-Unis examinait ce mercredi une loi de Louisiane controversée. Elle pourrait entraîner la fermeture de deux des trois cliniques pratiquant des avortements dans cet Etat conservateur du sud-américain. Cela signifierait moins d’accès aux soins et des risques pour les femmes en cas d’urgence ou de complication.

Rassemblés devant la Cour suprême, des manifestants étaient venus dénoncer ce risque d’accès limité aux soins.

"Je suis ici pour les femmes. Même si je suis pro-vie et que je sais qu'un jour viendra où l'avortement sera interdit, je suis ici pour celles qui ont eu recours à l’avortement et celles qui le pratiqueront. Elles doivent avoir accès aux mêmes soins", dit une jeune femme.

La plus haute juridiction américaine doit décider si cette loi, votée en 2014, respecte ou non la Constitution américaine. L'administration Trump, anti-IVG, soutient fermement les autorités de la Louisiane dans cette affaire, mais les manifestants veulent encore y croire.

"Je ne peux pas vous dire à quel point c’est émouvant de vous voir tous ici. Cette affaire concerne les femmes de tout notre pays, afin qu’elles puissent avoir recours à l'avortement de manière réelle, pas seulement en théorie. Nous savons tous qu'un droit auquel vous n’avez pas accès n'est pas un droit. Si davantage de cliniques ferment en Louisiane, cela va éloigner beaucoup de ces femmes de la possibilité d’avorter" , a dit Kathaleen Pittman, directrice de la Clinique « Hope ».

Nous savons tous qu'un droit auquel vous n’avez pas accès n'est pas un droit.
Kathaleen Pittman
Directrice de la Clinique « Hope »

La loi de Louisiane est quasi identique à un texte texan que la haute Cour avait invalidé en 2016, le jugeant trop restrictif. Les pro-IVG ont donc bon espoir, sauf que depuis 2016, Donald Trump a nommé deux magistrats opposants à l’avortement à la Cour suprême. Une promesse de campagne. Et la haute juridiction rendra sa décision au mois de juin à savoir quelques mois seulement avant l'élection présidentielle.