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Préserver le rôle des forêts, menacées par le changement climatique

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Préserver le rôle des forêts, menacées par le changement climatique
Tous droits réservés  CE - Service audiovisuel;Stache, Christof;Agence France-Presse (AFP);/UE/AFP/Chritof Stache
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Les forêts payent un lourd tribu face au changement climatique. La journée internationale qui leur est consacrée ce samedi est l'occasion de tirer la sonnette d'alarme. Ces écosystèmes représentent à l’échelle planétaire 80% de la biodiversité terrestre. Leur rôle est fondamental dans la captation du carbone. Enfin elles permettent de filtrer l’eau de pluie. A ces services rendus pour le climat s’ajoute un bénéfice économique. Le bois est vendu et les forêts sont souvent synonymes d’intérêt pour les touristes.

En Belgique les sécheresses et canicules à répétition de ces dernières années fragilisent cet écosystème. Ce ne sont pas les feux qui menacent les arbres, le danger est plus insidieux et prend la forme d'insectes comme les scolytes. Avec des saisons chaudes plus longues ces ravageurs se développent davantage. Pierre Peltzer est sylviculteur dans la province de Liège. Au détour d’un chemin il dévoile une clairière avec des troncs couchés sur le sol. "Voilà ici les effets du réchauffement climatique", explique-t-il. Ses épicéas, affaiblis par le stress hydrique, ont été victimes des xylophages. A cela s’ajoutent des tempêtes au cours de l’hiver qui ont dépeuplées plus encore la forêt.

Le changement climatique perturbe aussi le développement des arbres. Les feuilles et les fleurs apparaissent plus tôt dans la saison et tombent toujours plus tard à l'automne. Ce phénomène bouleverse alors l'ensemble de l'écosystème. Les chenilles par exemple apparaissent plus tôt car elles peuvent se nourrir avec 6, voir 10 jours d’avance par rapport au calendrier habituel. En revanche "certaines espèces comme les oiseaux migrateurs arrivent trop tard, le pic de chenilles est déjà atteint ", précise Corentin Rousseau du WWF. Les ressources alimentaires s’amenuisent pour ces oiseaux et leurs populations déclinent "depuis quelques dizaines d'années", ajoute-t-il.

La forêt belge est composée à 60% d’épicéa, de hêtre et de chêne. L'une des réponses pour préserver l’écosystème face à des températures plus chaudes et des saisons plus sèches est d'implanter de nouvelles espèces. C'est le projet lancé par la Société royale forestière de Belgique (SRFB).

L’idée est d’aller chercher des essences dans d’autres climats, plus au sud. Il s’agit ainsi "de tester les performances de ces arbres en terme de résistance à la sécheresse, en terme de résistance aux pathogènes et aux insectes qui sont chez nous, et aussi en terme de croissance", explique Nicolas Dassonville chargé du reboisement à la SRFB. Il suggère aussi d’abandonner la monoculture des forêts belges. La diversification des essences permettra de réduire les risques. Des jeunes cèdres de l’Atlas sont ainsi plantés en Belgique. Mais à l’échelle du temps d’une forêt, ce projet fait seulement ses premiers pas. Il faudra attendre entre 20 et 30 ans pour pouvoir élaborer avec des certitudes la forêt de demain.

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