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Confinement : de Paris à Lisbonne, les taxis voient leur chiffre d'affaires chuter

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Nuria Castro, chauffeuse de taxi, désinfecte sa voiture à Madrid le 30 mars 2020
Nuria Castro, chauffeuse de taxi, désinfecte sa voiture à Madrid le 30 mars 2020   -   Tous droits réservés  Gabriel Bouys, AFP
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Conséquence de la mise en place des mesures de confinement : beaucoup de chauffeurs ont été contraints de suspendre leur activité.

"Dans une journée vous avez cinq courses, voilà". Pour le taxi, le constat est amer. Dans ces rues de Paris désormais désertes ou presque, le confinement, eux l'observent de près, depuis deux semaines.

Avec la crise du coronavirus et le confinement, "les taxis ont perdu 80% de chiffre d'affaires dans toute la France", déplore Didier Hogrel, président de la Fédération nationale du taxi (FNDT) qui regroupe "plus de 1 500 entreprises" du secteur.

Du côté des VTC, la plateforme Uber confirme de son côté que les mesures de confinement ont "clairement un impact sur l'activité partout dans le monde" mais "on ne sait pas vraiment la quantifier".

Un calme inhabituel. "Il devrait y avoir du monde, mais là c'est vraiment terrible", constate ce taxi. "C'est plus que calme, c'est même inquiétant, D'habitude, cela grouille de monde ici."

Et des clients quasi inexistants, à de rares exceptions. "On attend une ou deux heures pour avoir une course, Mais on est là aussi pour les médecins qui en ont besoin, ceux qui se rendent au boulot...", expliquer ce taxi, qui attend à l'extérieur de sa voiture.

En voiture la peur au ventre

Beaucoup de chauffeurs ont choisi de suspendre leur activité. Selon la centrale de réservations de taxis G7 à laquelle 9 000 chauffeurs de taxis parisiens indépendants sont affiliés, "seul un tiers de ces chauffeurs continuent d'exercer leur activité" pendant le confinement.

A Lisbonne, au Portugal, l'état d'urgence a été mis en place il y a une dizaine de jours, mais l'activité de Fernando accuse déjà le coup. Ce taxi de 43 ans gagne au moins deux fois moins que d'habitude.

Il monte en voiture la peur au ventre à l'idée d'être contaminé par un client, surtout dans un espace réduit. Mais il pense aussi à ses enfants et les besoins de sa famille auxquels il doit subvenir.

"Je dis à mes enfants que j'ai besoin de travailler, qu'ils ne doivent manquer de rien. Le peu d'argent que je gagne, c'est pour eux. Et en ces temps durs, vous pensez à vos enfants et à personne d'autre", explique-t-il.

Comme la France, le Portugal a annoncé des aides de soutien aux indépendants, en ces temps de crise sanitaire et économique.