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En Thaïlande, le virus fragilise les prostituées désormais à la rue

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En Thaïlande, le virus fragilise les prostituées désormais à la rue
Tous droits réservés  AIDAN JONES/AFP
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Les rues animées de Bangkok, et son quartier rouge, temple mondial du tourisme sexuel, se sont éteintes. Le coronavirus a tué la vie nocturne, les établissements sont fermés, les frontières sont bloquées pour les touristes. Résultat les prostitués sont à la rue, démunies, et terrorisées d'être délogées si elles ne payent plus leur loyer. Elles savent qu'elles ont peu de chance de toucher l'aide gouvernementale de 150 dollars envisagée pour ceux qui sont sans emploi.

"Je me faisais pas mal d'argent, explique Alice, une transgenre, entre 300 et 600 dollars par semaine, mais quand le business a chuté à cause du virus, je n'ai plus eu de revenus."

"J'ai peur du virus, admet sa consoeur Pim, mais je dois trouver des clients quand même pour payer l'hôtel et la nourriture. Je ne peux pas rentrer chez moi. "

Les autorités ont ordonné un couvre-feu de 22h à 4 heures du matin. Le coronavirus a infecté 2000 personnes et fait 20 morts, selon les chiffres officiels thaïlandais.