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Poursuite des manifestations anti-confinement, Trump charge les gouverneurs

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Poursuite des manifestations anti-confinement, Trump charge les gouverneurs
Tous droits réservés  Michael Conroy/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved.
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Du New Hampshire à la Californie, en passant par le Texas ou l'Ohio, des manifestants souvent pro-Trump ont réclamé samedi la fin du confinement face au coronavirus, encouragés par le président américain qui a estimé que certains gouverneurs étaient "allés trop loin" dans les restrictions.

Ils étaient environ 400 à manifester, à pied ou depuis leur voiture, devant le Parlement de Concord, capitale du petit Etat du New Hampshire (1,3 million d'habitants), relativement épargné par l'épidémie avec 1287 cas confirmés et 37 morts du coronavirus vendredi. Le gouverneur républicain, Chris Sununu, y a ordonné un confinement au moins jusqu'au 4 mai.

"Les chiffres mentent" ou "Rouvrez le N.H.", proclamaient certaines pancartes brandies par les manifestants. Parmi eux figuraient des hommes armés et cagoulés, et des manifestants portant des casquettes pro-Trump.

La pauvreté tue aussi

A Annapolis, capitale du Maryland, les manifestants restaient en voiture, et environ 200 ont défilé devant le Parlement local. "La pauvreté tue aussi", disait une pancarte, "Je n'obéirai pas à des décrets illégaux", affirmait une autre.

A Austin, capitale du Texas où le gouverneur républicain Greg Abbott a annoncé la réouverture des parcs et de certaines activités lundi, environ 250 personnes ont répondu à l'appel à manifester des responsables du site d'extrême droite Infowars, connu pour ses thèses complotistes. Leurs slogans dénonçaient notamment "l'effondrement économique" précipité par l'arrêt de toutes les activités non "essentielles". Alex Jones, fondateur d'Infowars présent à cette manifestation, a été salué par des hourras de la foule.

Des manifestations ont aussi eu lieu à Columbus (Ohio), à San Diego, en Californie, a constaté l'AFP, ou encore dans l'Indiana, le Nevada ou le Wisconsin, selon des médias locaux. Partout, les manifestants, brandissant souvent des drapeaux américains, semblaient ignorer les consignes de distanciation sociale.

Science défaillante

Si ces rassemblements semblaient réunir avant tout des conservateurs partisans de Donald Trump, certains participants ont souligné que leurs motivations étaient surtout économiques.

Dolores, une coiffeuse qui manifestait à Annapolis, a expliqué ne plus pouvoir travailler ni toucher aucune aide gouvernementale, car elle est employeuse et non employée. "Il faut que je sauve mes affaires, je dois travailler pour vivre, sinon je vais mourir", a-t-elle expliqué à l'AFP.

Bien que les manifestants soient généralement peu nombreux, de tels rassemblements se sont multipliés ces derniers jours aux Etats-Unis, pays le plus frappé par le coronavirus avec plus de 730 000 cas confirmés et 38 000 morts.

Donald Trump, qui ne cache pas sa hâte de "rouvrir" l'économie du pays même s'il a indiqué qu'il laisserait les gouverneurs de chaque Etat décider quand lever les restrictions, avait appelé vendredi à "libérer" du confinement trois Etats gérés par des gouverneurs démocrates - Michigan, Minnesota et Virginie.

Les gouverneurs accusés

Interrogé samedi sur ces manifestations, il a estimé que "certains gouverneurs étaient allés trop loin". Il a aussi félicité les gouverneurs du Texas et du Vermont, deux Républicains, pour avoir "autorisé certaines activités à reprendre lundi, tout en exigeant les mesures adéquates de distanciation sociale".

Le gouverneur de l'Etat de New York, le plus touché par l'épidémie avec près du tiers des cas confirmés américains et un ordre de confinement en vigueur jusqu'à mi-mai, a estimé samedi que certains Etats, moins affectés, pouvaient légitimement commencer à relâcher les restrictions. "Les chiffres dictent les stratégies", a indiqué le gouverneur Andrew Cuomo.