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Déconfinement en France : 35 départements en "rouge" sur la carte du gouvernement

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Déconfinement en France : 35 départements en "rouge" sur la carte du gouvernement
Tous droits réservés  Claudio Furlan/LaPresse
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Le gouvernement a placé 35 départements en "rouge", dont l'ensemble de l'Ile-de-France et le quart nord-est du pays, selon une carte provisoire correspondant jeudi à la circulation du coronavirus et aux tensions sur les capacités en réanimation, avant le déconfinement prévu à partir du 11 mai, a dévoilé le ministre de la Santé Olivier Véran.

Lors de son discours devant l'Assemblé nationale, mardi dernier, le Premier ministre Edouard Philippe avait annoncé mardi une classification binaire du territoire, "rouge" ou "verte", effectuée en fonction de deux critères, établis par le ministère de la Santé et Santé publique France. Les critères retenus sont dans les faits pour chaque département : la circulation active du virus ou les capacité en réanimation. .

Les départements métropolitains et d'Outre-mer doivent être départagés le 7 mai entre "rouges" et "verts". Dans ces derniers, une moindre présence du virus permettra d'organiser un déconfinement plus large.

Or un troisième couleur a été intégrée ce soir à la carte. Le ministre de la Santé s'en est expliqué. Il a ainsi indiqué que "la carte présentée ce soir est valable pour ce jeudi, mais n'est en aucun cas une projection des données au 11 mai". Olivier Véran a précisé qu'"au moment du déconfinement il n'y aura que des départements verts et rouges" en ajoutant que si des zones oranges avaient été maintenues aujourd'hui, ces dernières "ont vocation à basculer, d’ici au 11 mai, en vert ou en rouge si la circulation du virus devait s’accentuer ou s’il y avait trop de malades dans les services de réanimation".

Enfin, les territoires "oranges" ne présentent qu'un seul des deux critères.

+ 289 nouveaux décès en France, les patients en réanimation toujours en baisse

Après la prise de parole du ministre de la Santé, le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, a présenté son point quotidien sur la diffusion du Covid-19 dans l'Hexagone.

Ainsi, le coronavirus a fait 289 morts supplémentaires en France au cours des dernières 24 heures, portant le bilan total à 24 376 décès depuis le 1er mars.

Dans le détail, 15 244 personnes sont mortes en milieu hospitalier et 9 132 dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et les établissements médico-sociaux.

A ce jour, 4 019 cas graves sont actuellement en réanimation, sur un total de 26 283 hospitalisations, soit -551. Les services de réanimation affichent de nouveau un solde négatif de moins 188 patients par rapport à la veille, a précisé Jérôme Salomon.

Au Royaume-Uni, « le pic passé »

Au Royaume-Uni, le deuxième pays le plus touché en Europe avec plus de 26 000 morts, Boris Johnson a donné sa première conférence de presse depuis sa sortie de l'hôpital, et il l'a assuré : les Britanniques sont sur la bonne voie.

« Je peux confirmer que pour la première fois, nous avons passé le pic de l'épidémie, a annoncé le Premier ministre britannique. Nous avons passé le pic et nous sommes sur la pente descendante. »

L'Espagne desserre prudemment l'étau

L'Espagne, qui avait mis en place des mesures de confinement parmi les plus strictes, desserre très progressivement l'étau. À partir de ce samedi, faire du sport en extérieur sera possible, mais à des horaires bien précis, comme c'est notamment le cas pour les sorties des enfants. Le pays a enregistré 268 morts jeudi, le bilan le plus bas depuis le 20 mars.

« La pratique de tout sport est autorisée, mais elle doit toujours se faire individuellement, sans contact avec autrui, une seule fois par jour et dans la municipalité où l'on réside, a précisé le ministre de la Santé Salvador Illa. La pratique individuelle de l'activité physique et les promenades pourront se faire entre 6 h et 10 h le matin, et 20 h et 23 h le soir. »

L'Italie entrevoit le bout du tunnel

En Italie, l'épidémie poursuit sa lente décrue. Le nombre de décès était à nouveau un peu plus bas que la veille jeudi, tout comme celui des admissions et des contaminations. Durement éprouvés par l'interminable décompte macabre, les Italiens préféreront sans doute retenir un chiffre : celui des 75 945 guérisons.