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"Va chier" : une campagne pour la lutte contre le cancer du côlon pour lever le tabou du dépistage

Une infirmière utilise un appareil dans le service d'oncologie de l'hôpital public de Boulogne-sur-Mer, dans le nord de la France, le jeudi 20 novembre 2025.
Une infirmière utilise un appareil dans le service d'oncologie de l'hôpital public de Boulogne-sur-Mer, dans le nord de la France, le jeudi 20 novembre 2025. Tous droits réservés  AP Photo/Jean-François Badias
Tous droits réservés AP Photo/Jean-François Badias
Par Nathan Joubioux
Publié le
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La Ligue contre le Cancer dévoilera, ce dimanche, une campagne mettant en scène huit personnalités et visant à encourager le dépistage du cancer colorectal. Une maladie qui se soigne dans 9 cas sur 10 si elle est détectée suffisamment tôt.

"Va chier." Comme l'année passée, c'est avec ses deux mots que la Ligue contre le cancer lance l'opération "Mars bleu" visant à améliorer le dépistage du cancer du côlon. Le slogan, qui se veut "volontairement percutant", a pour but "de provoquer la réflexion et d’intéresser le plus grand nombre à un sujet trop souvent négligé". "Nous, ce que l'on trouve choquant, c'est que le cancer colorectal soit le deuxième cancer le plus meurtrier en France avec plus de 17 000 morts par an", écrit l'association.

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Pour "Mars bleu", la Ligue contre le cancer a réuni huit personnalités, dont les comédiens Franck Dubosc et Kyan Khojandi, l'humoriste Marine Leonardi ou la chanteuse Suzanne, qui ont posé pour une série de clichés qui seront dévoilés dimanche 1er mars, indique France Inter.

Lever le tabou

La Ligue indique que plus de 47 000 nouveaux cas sont détectés chaque année, soit près de 130 cas diagnostiqués par jour. La maladie "évolue souvent, dans un premier temps, sans symptômes ni signes perceptibles", est-il rappelé.

Si ce cancer est parfois "diagnostiqué tardivement et nécessite alors des traitements lourds", il peut être guéri dans 90 % des cas "s'il est diagnostiqué à un stade précoce", poursuit la Ligue contre le cancer. "Le dépistage est simple, rapide, fiable et gratuit. Il s’agit d’une analyse de vos selles pour déceler la présence éventuelle de sang dans celles-ci. Pourtant, deux-tiers des personnes concernées, les plus de 50 ans, ne le font pas. Jusqu'à ce qu'il soit trop tard."

Cette campagne a été relancée afin de lever le tabou qui règne encore autour du dépistage de ce cancer.

Selon une étude réalisée par la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer, l'année passée, parler des selles reste un tabou pour 54 % des Français et pour 61 % des 45-54 ans. "Cette gêne limite les discussions sur le dépistage, notamment avec les proches", rappelle la fondation.

"Le cancer colorectal est la deuxième cause de décès en France, et pourtant, des milliers de vies pourraient être sauvées chaque année si un simple dépistage n’était pas freiné par un tabou", estime François Dupré, Directeur général de la Fondation ARC.

L'Institut national du Cancer rappelle, de son côté, que 9 personnes atteintes sur 10 ont plus de 50 ans et que cette maladie peut se développer à cause d'une alimentation trop riche, d'une consommation importante de viande rouge, d'une inactivité physique, d'un surpoids ou d'une consommation excessive de tabac ou d'alcool.

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