DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Le secteur aérien britannique sonne l'alarme

euronews_icons_loading
Le secteur aérien britannique sonne l'alarme
Tous droits réservés  Frank Augstein/AP
Taille du texte Aa Aa

L'annonce a été perçue comme un coup de massue dans un secteur aérien déjà mis à genoux par la pandémie de coronavirus. Les voyageurs atterrissant sur le sol britannique devront très prochainement être mis à l'isolement, dixit Boris Johnson.

« Pour prévenir les réinfections depuis l'étranger, a expliqué le Premier ministre, je vous annonce qu'il sera bientôt nécessaire – la propagation du virus étant à la baisse – d'imposer une quarantaine aux personnes entrant dans notre pays par la voie aérienne. »

Il y aura bien quelques dérogations, précise le gouvernement, mais la consigne générale est claire : « s'isoler 14 jours dans son hébergement ».

Quant aux dates d'application, elles restent floues : « dès que possible » et jusqu'à nouvel ordre.

Le secteur aérien sonne l'alarme

Dans une lettre ouverte au Premier ministre, des compagnies et aéroports britanniques lui ont demandé de revenir sur cette décision.

Willie Walsh, le patron du groupe IAG, maison mère de British Airways a estimé que cette mesure allait aggraver une situation déjà critique.

Heathrow, en temps normal l'aéroport le plus fréquenté d'Europe, a depuis deux mois des airs de site fantôme.

En avril, le nombre de voyageurs embarquant ou atterrissant à Heathrow a dégringolé de 97 %. Ils n'étaient que 200 000, et pour la plupart il s'agissait de personnes rapatriées depuis l'étranger en raison du confinement.

Pour John Holland-Kaye, le PDG de l'aéroport londonien, « le gouvernement doit urgemment dresser une feuille de route sur les modalités de réouverture des frontières une fois que l'épidémie aura été vaincue ». Il appelle aussi les autorités à négocier « des normes communes internationales sur la santé dans le secteur aérien ».

Voilà qui ne va en tout cas pas arranger les affaires de British Airways. 12 000 suppressions d'emploi sont attendues dans la compagnie britannique, près d'un tiers du personnel. Et ceux qui ne perdront pas leur emploi verront leurs conditions contractuelles remises à plat.