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Manaus : le déni de la pandémie aussi mortel que la maladie

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Par euronews avec Agences
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Manaus : le déni de la pandémie aussi mortel que la maladie
Tous droits réservés  Felipe Dana/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved.
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Manaus est la plus grande ville de toute l'Amazonie brésilienne. Elle compte près de deux millions d'habitants. La crainte d'une stigmatisation de la maladie Covid-19 y fait autant de dégâts que la pandémie elle-même.

Ces deux derniers mois, le taux de décès à Manaus a presque triplé. Pourtant, seulement 200 décès sur les 4 300 recensés ont été imputés au coronavirus. Ce chiffre est estimé bien en deçà de la réalité mais il s'explique, de nombreux malades meurent en effet chez eux, dans leur lit, sans jamais avoir été examinés. La faute au déni, à la désinformation et à la peur des hôpitaux surpeuplés. Cette situation accentue les risques pour les travailleurs de la santé.

"Ce qui me frappe le plus, c'est cette croyance qu'ont les gens ici, que la pandémie n'est pas réelle"", explique un médecin urgentiste.

Il faut dire que le président brésilien, lui-même, n'a eu de cesse de minimiser la pandémie, parlant du Covid-19 comme d'une "petite grippe", critiquant le confinement et arguant que l'économie et le retour à l'emploi étaient prioritaires. Jair Bolsonaro, comme Donald Trump, voit dans le virus, un complot.

En conséquence, de nombreux Brésiliens ignorent les recommandations et les gestes barrières. Sur les marchés animés de Manaus, presque rien a changé. Peu sont les personnes qui portent un masque et la distanciation sociale est loin d'être respectée.

Revers de la médaille. Des centaines de cercueils sont alignés quotidiennement dans des fosses communes.