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Au Royaume-Uni, la « quatorzaine » des voyageurs provoque levée de boucliers et moqueries

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Au Royaume-Uni, la « quatorzaine » des voyageurs provoque levée de boucliers et moqueries
Tous droits réservés  Will Oliver/MTI/MTVA
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C'est un sacrifice censé prémunir le Royaume-Uni contre l'importation de nouveaux cas de coronavirus. Depuis ce lundi, le deuxième pays le plus endeuillé au monde impose à tous ceux qui arrivent sur son sol 14 jours de quarantaine. Mais beaucoup, y compris parmi les nouveaux entrants, n'y croient qu'à moitié.

« Je pense que cette mesure aurait dû être appliquée bien plus tôt, confie une voyageuse Américaine. C'est un peu tard. Je me demande aussi comment elle sera contrôlée. Je ne crois pas que ce soit possible pour chaque personne qui arrive. »

« Inapplicable, incontrôlable et inefficace »

Résident britannique ou non, tout voyageur – à l'exception de ceux arrivant d'Irlande – est soumis à la quatorzaine et doit remplir un formulaire. Les contrevenants sont passibles d'une amende de 1000 livres et les contrôles seront aléatoires. Réaction du PDG de Ryanair :

« Les gens atterrissant dans les aéroports britanniques peuvent indiquer une fausse adresse, un faux numéro de téléphone, et ensuite, ils sont libres de prendre le métro de Londres, le Gatwick Express, le Heathrow Express, pour aller chez Sainsbury's, à la plage ou sur un terrain de golf, lance Michael O'Leary.Ce n'est pas une quarantaine, c'est une blague. Et aujourd'hui, même le ministère de l'Intérieur admet que c'est inapplicable, incontrôlable et inefficace. C'est une manœuvre politique imaginée par Dominic Cummings et d'autres pour faire oublier le fait qu'ils ne respectent même pas les quarantaines eux-mêmes. »

Ryanair, Easyjet et British Airways ont tenté en vain de convaincre le gouvernement de renoncer et ont entamé les démarches pour une action en justice. Michael O'Leary espère obtenir gain de cause en quelques jours. Les trois compagnies prédisent l'effondrement du tourisme et la perte de dizaines de milliers d'emplois.

L'exigence de la quatorzaine doit être réexaminée toutes les trois semaines.