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A Athènes, l'errance des réfugiés

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A Athènes, l'errance des réfugiés
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C'est sur la place Victoria, dans le centre d'Athènes, que des dizaines de réfugiés se sont installés, comme au plus fort de la crise migratoire de 2015. Comme eux, Freshta Hussaini a quitté Lesbos pour rejoindre la capitale grecque, sans solution de logement. La jeune femme de 20 ans, originaire d'Afghanistan, vient en aide aux familles les plus vulnérables, grâce à quelques dons des associations.

"L_e gouvernement les a juste forcés à quitter l'île_", estime Freshta, "mais sans aucune solution. Ils les ont jetés comme des animaux. Personne ne leur a dit où aller, ni où vivre. La plupart des réfugiés ne parlent pas le grec, n'ont pas de travail et ne peuvent pas avoir de revenus. Comment peut-on tolérer cette situation ?" Elle ajoute : "J'ai une soeur aînée et un frère qui vivent en Suède. Quand nous avons commencé notre périple, nous voulions aller là-bas. Mais je ne connaissais rien de la Grèce. Je ne savais pas que nous devrions rester ici"

La loi grecque oblige les réfugiés à quitter les camps ou les hébergements mis à leur disposition au bout de 30 jours. Un délai jugé trop court par les ONG, en l'absence de programmes d'insertion.

Depuis plusieurs jours, le gouvernement grec transfère à nouveau des demandeurs d'asile vers le Pirée, près d'Athènes, afin de désengorger le camp de Moria à Lesbos. D'après les autorités grecques, le groupe installé place Victoria aurait refusé d'être transféré vers des camps.