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Dépakine: la justice reconnaît pour la première fois une "carence fautive" de l'Etat

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Dépakine: la justice reconnaît pour la première fois une "carence fautive" de l'Etat
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Dans le scandale de la Dépakine, l'Etat va devoir indemniser des familles qui ont des enfants handicapés, après que leur mère a pris cet médicament pendant la grossesse, sans se douter des effets irréversibles sur les bébés.

Les indemnisations des trois familles vont de 20 000 à 290 000 euros, selon la date de la grossesse. Plus elle est ancienne, moins les informations étaient connues, donc les parents moins indemnisés.

"Outre la responsabilité du laboratoire et des médecins, il y a aussi la responsabilité de l'État. Le tribunal administratif estime que l'État a manqué à son devoir de police sanitaire, en n'informant pas suffisamment les patientes qui prenaient ce médicament lorsqu'elles étaient enceintes." estime Charles Joseph-Oudin, avocat des familles.

C'est le laboratoire Sanofi qui commercialise ce médicament. Le valproate de sodium, molécule présente dans ce médicament, est utilisé contre l'épilepsie et les troubles bipolaires.

Le nombre d'enfants handicapés à cause de la Dépakine est estimé entre 15 000 et 30 000, selon les études.

Lorsqu'une femme enceinte prend ce médicament, son enfant présente un risque élevé – de l'ordre de 10% – de malformations congénitales, ainsi qu'un risque accru d'autisme et de retards intellectuels et/ou de la marche, pouvant atteindre jusqu'à 40% des enfants exposés.

Avec le Mediator, dont le procès-fleuve se clôt lundi prochain, la Dépakine est l'un des plus retentissants scandales sanitaires en France ces dernières années.