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Gianni Infantino visé par une procédure pénale

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Gianni Infantino visé par une procédure pénale
Tous droits réservés  AP Photo/Peter Dejong
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Une procédure pénale à l'encontre de Gianni Infantino a été ouverte par un procureur extraordinaire suisse. Le patron de la FIFA dans le viseur de la justice pour ses rencontres mystérieuses avec l'ex-chef du parquet fédéral pendant le FIFAGate.

C'est un nouvel épisode d'une série sans fin : celle du FIFAGate. La justice suisse a ouvert ce jeudi une procédure pénale contre l'actuel président de la Fédération internationale de Football, Gianni Infantino, qui avait promis de rendre à l'organisation son honneur après des scandales de corruption à répétition.

Les soupçons portent sur plusieurs rencontres non documentées que le dirigeant de la fédération a eues avec le chef du parquet fédéral suisse, Michael Lauber, qui enquêtait alors sur la corruption au sein de la FIFA.

Michael Lauber, qui a démissionné mardi dernier dans le cadre de ces accusations, est aussi visé par une telle procédure, a fait savoir la justice suisse, tout comme le premier procureur du Haut-Valais, Rinaldo Arnold, qui aurait servi d'intermédiaire. Une demande de levée d'immunité a été faite à l'encontre de M. Lauber.

Aide, ou entrave à l'action pénale ?

Les infractions constatées seraient notamment liées entre autres à "l'abus d'autorité, la violation des secrets de fonction, l'entrave à l'action pénale", apprend-on du procureur exceptionnel Stefan Keller nommé cet été.

Gianni Infantino et Michael Lauber affirment n'avoir aucun souvenir de ce qu'ils se sont dit lors de leur dernier entretien, en Juin 2017. Aucunes notes n'ont été prises lors du rendez-vous, qui était le troisième entre les deux hommes dans une période de 15 mois.

La FIFA s'est refusée ce jeudi à tout commentaire. Elle avait pourtant déjà défendu son président, qualifiant ces accusations de "farce" et affirmant que son dirigeant Suisse souhaitait lors de ces rencontres offrir aux autorités toute l'aide pour traduire en justice les corrompus.

Une vingtaine de procédures sont toujours en cours en Suisse, dans le cadre du FIFAgate.